CINQ ENFANTS EGORGES? LE PSYCHIATRE ETAIT AU COURANT!

 

Va-t-on me dire encore une fois qu’il est normal que le psychiatre n’ait rien fait, ou qu’il était trop occupé ? (Webmaster)

La mère meurtrière avait averti son psychiatre

• Geneviève Lhermitte, jugée pour avoir égorgé ses cinq enfants, avait évoqué son projet de les tuer et de se suicider dans une lettre adressée à son psychiatre la veille du drame.
• Ce courrier a été lu jeudi devant la cour d’assises de Nivelles, où se déroule le procès. Jamais auparavant il n’avait été transmis à l’instruction.
« J’ai des idées noires. Je sais que ce sont des idées suicidaires qui vont m’entraîner, moi, et je sais que je vais prendre mes enfants parce qu’il n’y a pas d’avenir ». Ces mots terribles car prémonitoires avaient été écrits par Geneviève Lhermitte, cette Belge de 42 ans jugée devant la cour d’assises de Nivelles pour avoir égorgé ses cinq enfants, dans un courrier qu’elle avait remis dans la matinée du 27 février 2007 à la polyclinique de Nivelles, à l’intention de son psychiatre. Le lendemain, Geneviève Lhermitte passait à l’acte, dans des conditions effroyables sur lesquelles elle est revenue au début de son procès.
Elle a d’ailleurs craqué mercredi lorsqu’un médecin légiste a détaillé à l’audience, photos insoutenables à l’appui, les blessures qu’elle leur a infligées en les égorgeant. La mère a dû faire des « efforts physiques considérables » pour maîtriser et tuer les deux aînées, Yasmine (14 ans) et Nora (12 ans), a expliqué le médecin. Le praticien a ajouté que les enfants, tués avec un couteau de boucher, étaient décédés dans des souffrances « multiples et prolongées » et dans un état de grande angoisse. S’effondrant sur son banc, criant, pleurant, Geneviève Lhermitte a été emmenée en dehors de la salle par la Croix-Rouge.

Un premier courrier alarmant daté du 13 février

Ce jeudi, la lettre qu’elle avait adressée à son psychiatre, le Dr Diderick Veldekens, a été lue à haute voix par le président de la cour d’assises. La missive venait d’être remise au tribunal par le médecin lui-même, en même temps qu’il témoignait à la barre. Jusque-là en effet, selon les médias belges, jamais le psychiatre n’avait transmis cette pièce à l’instruction.
Cet appel de la mère de famille, décrite comme « fusionnelle » par son entourage, à son psychiatre, n’était pourtant pas le premier du genre. Suite à un premier courrier alarmant le 13 février 2007, le Dr Diderick Veldekens avait déjà reçu sa patiente. Mais, a-t-il précisé devant le tribunal, ce fameux 27 février, il n’avait pu recevoir Geneviève Lhermitte, en raison de son emploi du temps.

Geneviève Lhermitte, pour sa part, ne nie pas les faits, bien au contraire, mais en rejette la responsabilité sur son entourage. Cette ex-enseignante au caractère fragile, dépressive depuis des années, explique depuis le début du procès avoir été « poussée à bout » par la présence « envahissante » dans sa sphère familiale du docteur Michel Schaar, le « père adoptif » de son mari Bouchaïb Moqadem, qui subvenait à leurs besoins financiers et qui vivait dans la même maison qu’eux. Elle reproche aussi à son mari d’avoir été insensible à sa détresse. Mercredi, lorsqu’elle s’est effondrée en pleurs à l’évocation du massacre de ses enfants, elle a d’ailleurs crié, selon le journal Le Soir : « Je n’ai pas tué mes enfants », et « arrêtez, arrêtez, c’est la faute de mon mari et du docteur Schaar, un salaud, un menteur ».

D’après agence

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