Martyre à l’électrochoc
11 mai 2010 | 1 Comment »
MONTRÉAL – Devant l’inaction du gouvernement, le comité Pare-Chocs qui milite pour bannir l’utilisation d’électrochocs dans les traitements psychiatriques, a tenté de se faire entendre pour une quatrième année, samedi, pour avoir réponse à des questions qu’il pose depuis 2005.
Une vingtaine de militants seulement se sont présentés au parc Émilie-Gamelin, dans l’est du centre-ville, samedi matin, alors que la pluie et un froid glacial perçait l’air, dans le but de forcer le ministre de la Santé, Yves Bolduc, à tenir promesse.
Selon le comité, le ministre n’est pas en mesure de dénombrer la quantité de prescriptions d’électrochocs émises au Québec, alors qu’il s’est engagé à le faire il y a un an.
«Le ministre semble incapable de nous fournir une réponse à une question aussi simple. L’électrochoc est un traitement controversé, pouvant amener des complications graves et il se pratique actuellement au Québec sans aucune surveillance de la part du ministère», déplore-t-il.
En effet, la plus récente étude sur le sujet remonte à 2002. L’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé y formulait sept recommandations visant à encadrer cette pratique psychiatrique. Ces recommandations sont demeurées lettres mortes.
Ayant subi 167 électrochocs sur une période de quatre ans, Francine, qui préfère conserver l’anonymat, a été avertie que le traitement l’aiderait. Or, c’est plutôt le contraire qui est arrivé.
«Ça a détérioré mes articulations, il m’a fallu près de 15 chirurgies pour réparer les dégâts. Toutes les injections anesthésiques ont contribué au développement d’une sténose spinale, un rétrécissement du canal de la moelle», a-t-elle entre autres décrit.
La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine de la santé mentale.


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