Les « experts » (je me marre) psychiatres en péril.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé dans cet article. Les « experts » psychiatres se plaignent de leur quantité de travail, de la malfaçon dont ils peuvent le faire mais regardent-ils seulement la manière dont ils traitent habituellement leurs patients ?
La psychiatrie veut être omniprésente et quand cela lui est donné elle crie haut et fort que c’est un scandale. Mais de qui se moque-t-on ?
Des expertises faites par des non psychiatres seront certainement aussi bien faites si ce n’est mieux que par des psychiatres car ceux-ci (les non psychiatres) n’auront peut-être pas la même manière de voir que ces soi-disant médecins de l’âme.
Les « experts » au cours d’une « expertise » ne peuvent pas donner de médicaments, donc ils perdent de l’argent et par conséquent ils ne veulent pas faire leur travail.
Mettre le nez régulièrement dans leurs contradictions et leurs erreurs est peut-être un bon moyen de faire en sorte que les Français s’aperçoivent enfin que lorsqu’ils ont un psychiatre en face d’eux ils ont affaire à un charlatan (pour ne pas trop forcer le trait).

Le Webmaster

Justice : l’expertise psychiatrique en péril

Pas du tout convaincus par les propositions du projet de loi sur l’exécution des peines voté par l’Assemblée nationale, le 17 janvier 2012, et en cours d’examen au Sénat, les psychiatres experts judiciaires dénoncent la dangereuse dégradation des conditions de leur exercice.

C’est moins le diagnostic à l’origine des mesures du projet de loi qui est contesté par les psychiatres experts auprès des tribunaux, que le traitement choisi par le gouvernement.
En effet, l’étude d’impact réalisée pour orienter le législateur pointe à juste titre une « augmentation du nombre d’expertises psychiatriques sur des auteurs d’infraction pénales » évaluée à plus de 149 % entre 2002 et 2009. Une hausse d’autant plus inquiétante qu’il y a de moins en moins de spécialistes pour les réaliser : sur la même période, leur charge serait passée de 61 expertises par an à 151. Et le législateur d’en déduire plusieurs mesures en cours d’examen au Sénat, comme le recours aux internes en psychiatrie, l’amélioration de l’indemnisation pour les psychiatres non-hospitaliers ou encore le moindre recours à la double expertise médicale spécialisée, en faisant seulement appel à un psychologue pour le deuxième avis.

Des expertises réalisées… par des non experts

« Je ne suis pas certain de l’exactitude de leurs statistiques », constate d’abord le Dr Gérard Rossinelli, président de l’Association nationale des psychiatres experts judiciaires (Anpej). « Mais la situation est réellement très inquiétante. Faute d’être assez nombreux pour répondre à la multiplication des sollicitations, la majorité des expertises est désormais réalisée par des non experts ! », poursuit-il, citant des exemples où le parquet a fait appel à un médecin légiste, voire à un psychologue…
Ces difficultés tiennent à l’addition de lois impliquant toutes davantage cette expertise. La loi Guigou de 1998, par exemple, l’a rendue obligatoire pour toute personne suspectée d’infraction sexuelle dès le début de la procédure. « Nous devons alors établir un pronostic sur l’individu, c’est-à-dire prédire ce qu’il est susceptible de faire, explique le Dr Rossinelli. « Il faut aussi établir sa responsabilité pénale en réalisant un diagnostic clinique… le tout sur un coin de table pendant la garde à vue !!! C’est en fait un mépris de l’expertise qui exige normalement du recul. » Il lui arrive donc souvent de refuser de répondre dans l’immédiat et de demander un second temps d’évaluation. « Mais dans le contexte de pénurie actuelle, le jeune psychiatre de garde, non expert, sollicité en urgence par le procureur, n’ose pas le faire ! », s’inquiète-t-il.
Idem pour les différentes lois destinées à prévenir les récidives qui exigent l’avis des psychiatres pour décider d’une libération conditionnelle ou de la mise en place d’un bracelet électronique. Ils orientent alors par exemple d’éventuelles mesures de surveillance et définissent la nécessité ou non d’une injonction de soins psychiatriques à la sortie de la prison. Autrement dit, leur place est cruciale dans la sécurisation du suivi des anciens détenus. Ce qui se traduit aujourd’hui par le blocage d’un très grand nombre de situations faute d’experts disponibles.

A Roanne, Céline Reimeringer de l’Observatoire international des prisons (Oip) déplore ainsi des permissions de sortie suspendues des mois, alors qu’elles permettent « le maintien des liens familiaux, un rendez-vous en vue d’une formation ou d’un emploi, autant d’éléments qui participent à la réinsertion » (AFP). Tout conduit donc à l’effet inverse du progrès recherché par la loi.

Comment débloquer la situation ?

« Certainement pas avec les mesures conçues par le gouvernement dans son projet de loi », selon le Dr Rossinelli. « Ils veulent confier l’expertise à de jeunes internes en psychiatrie, alors même qu’elle exige une certaine maturité ! Quant à essayer d’attirer davantage de confrères libéraux en faisant passer l’indemnisation de 257,25 euros à 527,25 euros, j’ai des doutes », poursuit-il. Car le rythme judiciaire est assez incompatible avec celui d’un cabinet de ville : impossible d’annuler brutalement toute une journée ou une demi-journée de rendez-vous pour aller réaliser une expertise. » Il s’inquiète enfin du renoncement à l’examen par deux psychiatres différents pour les cas les plus complexes proposé par le texte actuellement examiné par le Sénat.
Pour le président de l’Anpej, mieux vaudrait essayer de freiner le découragement croissant des psychiatres publics. « Traditionnellement, nos connaissances dans le domaine des conditions d’internement nous ont conduit à réaliser les expertises. Mais comme elles deviennent de plus en plus difficiles à pratiquer et qu’en cas de récidives nous sommes les premiers bouc émissaires, plusieurs collègues se retirent désormais », regrette-t-il.
Avant de créer une nouvelle loi pour tenter de pallier les effets pervers des précédentes, un toilettage législatif serait ainsi plus efficace. Il permettrait de redéfinir le recours aux psychiatres experts pour qu’ils puissent réellement contribuer à un meilleur exercice judiciaire et ainsi, à une amélioration de la sécurité de tous.

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  1. « Avant de créer une nouvelle loi pour tenter de pallier les effets pervers des précédentes, un toilettage législatif serait ainsi plus efficace. Il permettrait de redéfinir le recours aux psychiatres experts pour qu’ils puissent réellement contribuer à un meilleur exercice judiciaire et ainsi, à une amélioration de la sécurité de tous. »
    Un toilettage législatif ? Miam miam. Je me trompe, ou bien quelqu’un de plutôt bien placé n’a-t-il pas assuré il y a quelques années la promotion commerciale d’une illustre marque de nettoyeurs à haute pression ? Ça, pour être plus efficace, ce serait en effet sacrément plus efficace ! Il conviendrait alors de diriger précisément le jet de l’engin sur le verbe redéfinir (avant « le recours aux « psychiatres »©©© « experts »© ») Et là, que se passe-t-il sous la pression ? (prière de ne pas confondre avec « dépression »© : soit que vous avez coupé l’eau, soit que vous avez confondu avec le tuyau d’arrosage traditionnel…) Eh bien hop ! le double préfixe du verbe est littéralement pul-vé-ri-sé. Il ne reste donc que le verbe FINIR. Allons bon, quel dommage : du coup, ils ne vont plus « pouvoir réellement contribuer à un meilleur exercice judiciaire et ainsi, à une amélioration de la sécurité de tous »© ! (NB : on reconnaît la « maturité » de l’ »expert »©©© à ce qu’il soit capable de pondre de pareilles ÉNORMITÉS sans que personne ne tique…)
    _________________________
    Des énormités, il y en a d’autres , bien sûr. Ainsi de celles-ci :

    - « …une hausse d’autant plus inquiétante qu’il y a de moins en moins de spécialistes pour les réaliser ». Ah bon ? QUAND EST-CE qu’il y a DÉJÀ eu des « spécialistes »© pour les réaliser ?

    - « …Mais la situation est réellement très inquiétante. Faute d’être assez nombreux pour répondre à la multiplication des sollicitations, la majorité des expertises est désormais réalisée par des non experts ! », poursuit-il, citant des exemples où le parquet a fait appel à un médecin légiste, voire à un psychologue… »
    Non mais, quelle horreur : pourquoi pas un plombier, pendant que nous y sommes ? Encore que je ne sois pas trop inquiet : personne -je dis bien : personne- n’ira demander à un non expert en plomberie de réaliser une expertise en plomberie. D’où la « situation réellement très inquiétante » pour les « spécialistes »© !!! Parce qu’elle montre bien à la face du monde qu’effectivement (et au contraire de la plomberie), N’IMPORTE QUI peut être « expert »©©© es matière du « très inquiété ». Pour lui, le côté plus rassurant sera qu’il n’a plus à paniquer que « la majorité des expertises soit désormais réalisée par des non experts ». On ressort le nettoyeur haute pression, et hop ! ici, c’est le « désormais » qui explose. Ainsi, nous pigerons mieux que, minorité ou majorité, il n’est pas encore né le gars qui aura vu dans son existence une « expertise »©©© réalisée par un « expert »©©© !
    À ce propos, si je plussoie donc volontiers le webmaster sur la forme (« Des expertises faites par des non psychiatres seront certainement aussi bien faites si ce n’est mieux que par des psychiatres … »), je le suivrai moins dans le fond : pourquoi donc vouloir à tout prix de ces foutues expertises, avec ou sans guillemets… et avec ou sans experts ? On faisait comment AVANT que, justement, ils se fassent « omniprésents » ? On ne demandait pas, tout simplement, à des juges de juger en leur âme et conscience ? S’ils n’ont pas assez de c… pour remplir cette fonction, eh bien ce n’est pas compliqué : qu’ils fassent AUTRE chose. De la plomberie, par exemple.

    - »…« Nous devons alors établir un pronostic sur l’individu, c’est-à-dire prédire ce qu’il est susceptible de faire, explique le Dr Rossinelli… »
    S’il est en panne de boule de cristal, il a essayé le PMU, le Rossinelli ? Qui sait ? Il pourrait remporter le tiercé dans l’ordre… avec l’avantage qu’il ne nuirait à personne. Parce que question « pronostic », en ce qui me concerne je serais bien incapable de vous prédire ce que JE suis « susceptible de faire » dans cinq ou six heures. Alors hein : cet exercice sur un autre (surtout si je n’en avais jamais entendu parler dans le quart d’heure qui précède… comme c’est le CAS DANS LE DOMAINE CONNU ET TRADITIONNEL DES CONDITIONS dites D’INTERNEMENT -citation paraphrasée du même Rossinelli !- ), même avec un cursus universitaire aussi long que la distance séparant le pôle nord du pôle sud, autant vous dire que je ne m’y risquerais pas une seconde ! Que voulez-vous : j’ai la faiblesse de ne pas me prétendre « expert »©©©… (Pas même plombier : j’ai honte…)

    - « …C’est en fait un mépris de l’expertise qui exige normalement du recul.  » Objection, votre honneur. Ce n’est pas un mépris mais unE méprisE. En effet, « les experts psychiatres, tout comme les psychiatres d’ailleurs, n’aiment pas être remis en question » : ce n’est pas moi qui l’écrit, mais le webmaster en intro de sa note voisine (commentée par mes soins avant celle-ci) :
    http://www.mensongepsy.com/fr/?p=4617&cpage=1#comment-3443
    Ce que je ne remettrai pas en question, pour ma part ! Dès lors, nous en tirons la conclusion suivante : puisque nos amis « n’aiment pas être remis en question », les malheureux sont dépourvus de marche arrière. (Ce que j’écris de mon côté, depuis belle lurette !). Maintenant, comment fait-on pour remplir une « exigence normale de recul » quand on est dépourvu de marche arrière ? C’est là un grand mystère : y a-t-il un expert es marche arrière dans la salle ?…

    - « …en cas de récidives nous sommes les premiers bouc émissaires… »
    Ceci est un grand instant d’émotion. Car, en tremblant, je vais taper le mot EXPERT en lettres capitales… et SANS mes caractères habituels de dérision. Ça y est : nous savons ENFIN à quel propos on peut légitimement parler D’EXPERTISE. Vous prenez ce principe multiséculaire (aussi vieux que le monde, pour tout dire) qu’est celui du bouc émissaire (qu’un René Girard, sauf erreur, n’avait pas trop mal cerné en son temps…), vous le synthétisez dans un langage un peu moins voyant afin de le rendre plus présentable ; puis, au moyen de cette subtile reformulation, vous bâtissez tout un système par là-dessus. Au hasard, comme ça, on choisirait quoi comme langage qui soit plus présentable ? Je ne sais pas pour vous ; moi je verrais bien une sémantique « médicale »©, pas vous ? Parce qu’on a beau dire, la santé, en voilà un sujet qui ne risque guère de ne pas être consensuel. J’irais même jusqu’à subodorer qu’un tel sujet emporte l’adhésion de beaucoup. Parlez-vous psylangue ? Attention : ça ne s’apprend pas à la Fac : plutôt sur le tas. Cela peut même s’apprendre en accéléré, un peu comme dans un labo de langues. Simplement, cette méthode présente un fâcheux inconvénient pour être efficace : parce qu’au lieu de vous mouler dans la peau d’un candidat polyglotte lambda, vous devez entrer dans celle d’un… bouc émissaire. Taille unique, malheureusement : étroite, le plus souvent.
    Imaginons une seconde que par un mystérieux décret ayant force de loi, d’un seul cœur l’humanité renvoie le principe du bouc émissaire dans les poubelles de l’Histoire : lui aussi au nettoyeur à haute pression, le principe ! Plein pot. Fini. Kaputt. Vous savez ce qui se passe ? La ci-derrière « psychiatrie »© crève sur-le-champ comme une baudruche. Pffuit. Finie aussi. Kaputt. Les formules magiques de nos sorciers ne valent plus même le parchemin sur lesquelles elles sont inscrites… à l’image de quelques monnaies actuellement en état de survie artificielle.
    C’est pourquoi, bien que récidivant dans L’EXPERTISE (sans colifichets typographiques) de Mr Rossinelli à propos de cette ultime phrase, il convient néanmoins de la corriger un tantinet. En effet, bien que le « patient »© soit officiellement « diminué » si on le compare avec le « médecin »©, le fait est qu’il court plus vite que l’autre. Le premier, c’est donc lui : pas l’autre ! Si l’autre veut être réellement le premier, alors c’est tout simple : le mystérieux décret ayant force de loi, plus modestement il le prononce dans son établissement à lui. Vous savez ce qui se passe ? Eh bien, il va être tout content : parce qu’il va avoir du temps -BEAUCOUP de temps- pour aller « expertiser »©©© à l’extérieur !
    Laissons-lui tout de même le temps de rédiger sa petite pancarte, qu’il affichera bien en vue, à l’entrée : « À VENDRE : CAUSE SANS EMPLOI. POSSIBILITÉ CONVERSION EN HÔPITAL… »

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