Des psychiatres demandent des preuves scientifiques
2 juin 2012 | 5 comments
Pour une fois que je trouve qu’une action faite par des psychiatres est digne d’intérêt, je me dois de vous en faire part.
» La validation des méthodes thérapeutiques devrait s’accompagner de preuves scientifiques, conformément à une démarche médicale élémentaire »
Bon, ceci n’est qu’une phrase et le tout est de savoir si elle est sincère ou bien si ce n’est que de la poudre aux yeux, lancée par la psychiatrie qui voit son chiffre d’affaires descendre en flèche, jetée au visage de « pôvres gogos » prêts à gober n’importe quoi. A suivre donc.
Le Webmaster
Le syndicat universitaire de psychiatrie demande des preuves scientifiques.
Ce qui peut sembler une évidence pour de nombreux professionnels de santé mentale se doit d’être déclaré à plus grande échelle : le syndicat universitaire de psychiatrie se déclare attaché à une psychiatrie moderne fondée sur les éléments de validité que les patients sont en droit d’attendre et sur lesquels les psychiatres doivent fonder leurs pratiques. La validation des méthodes thérapeutiques devrait s’accompagner de preuves scientifiques, conformément à une démarche médicale élémentaire selon Bernard Granger, le nouveau président de ce syndicat interrogé par
Cette position n’est hélas pas celle de la plupart des syndicats de psychiatres, ce qui, combiné à d’autres divergences, a conduit Bernard Granger à déclarer récemment que le syndicat universitaire de psychiatrie (SUP) quittait le comité d’action syndical de la psychiatrie (CASP).
Celui-ci regroupe donc désormais le Syndicat National des Psychiatres Privés (SNPP), le Syndicat des Psychiatres Français (SPF), le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH), l’Union Syndicale de la Psychiatrie (USP), le Syndicat des Psychiatres Salariés (SPS), et compte comme invités l’Association française fédérative des étudiants en psychiatrie (AFFEP) et l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP).


Pas très religieux les psychiatres de cet article. La psychiatrie c’est comme la bible, quand on y croit on ne se pose pas de questions et on ne cherche pas à faire des démonstrations. La science n’a rien à faire en psychiatrie. Seuls les versets comptent, car ils sont sacrés. Et les patients doivent y croire aussi, même dans un pays laic comme devrait être la France, de gré ou de force.
Ayez la foi en la psychiatrie chers frères. Ne vous posez surtout aucune question. Le progrès n’existe pas dans les versets de la psychiatrie. Il faut tout prendre pour argent comptant, surtout les psychotropes qui abrutisent les citoyens laics, ces impies qui font de la science leur seule priorité.
Amen
Des « psychiatres »© demandent des preuves scientifiques ? Fort bien… mais comme indiqué plus bas, ce sont plutôt les « patients »© qui sont en droit d’attendre un truc ou deux là-dessus.
« La validation des méthodes thérapeutiques devrait s’accompagner de preuves scientifiques, conformément à une démarche médicale élémentaire » ? Sans blague ? Encore un peu, et l’Université va nous inventer le fil à couper le beurre : quelle révolution dans les foyers ! « Sincérité » ou « poudre aux yeux », peu importe en l’espèce ; je vois surtout un superbe verbe… conjugué au conditionnel comme il se doit en cette matière sans matière : « devrait ». On conçoit que le SUP ne se soit pas fait que des copains chez le SNPP, le SPF, le SPH, l’USP, le SPS, l’AFFEP et l’ASPMP (ça va ? on n’a oublié personne en cours de route ? Ah, si le syndicalisme avait quelque validité scientifique, nous n’en serions pas là…). Parce que ce vilain petit canard de SUP est tout bonnement en train de cafeter à la terre entière que la validation des méthodes thérapeutiques NE S’ACCOMPAGNE PAS de preuves scientifiques, conformément à une démarche médicale élémentaire.
Ce qui veut dire que :
1°) nous ne sommes PAS dans une démarche médicale… pas même élémentaire !
2°) faute d’accompagnement de preuves scientifiques, les méthodes thérapeutiques s’auto-valident (?) : ce sont donc des méthodes « thérapeutiques »©… épithète gentille, feignant de ne pas en déduire que ce qui n’est pas réellement thérapeutique est nécessairement agressif et violent ; ce qui pourrait offrir largement matière à une grande unité syndicale : en effet, tout ce petit monde serait alors pleinement membre de l’ASPMP uniquement… en appuyant davantage sur le deuxième P que sur le premier…
3°) en attendant que les patients glanent quelques « éléments de validité » (good luck), ce ne sont logiquement pas des patients… mais des « patients »© : pour le dire plus crument, ce sont des cobayes
4°) si nous additionnons le 1°), le 2°) et le 3°), on parle de quoi, exactement ? le SUP nous met sur la piste : lui -qui « se déclare attaché à une « psychiatrie »© moderne »- nous indique implicitement qu’on parle d’une « psychiatrie »© archaïque. (Mais on ne le dit pas… afin que le pléonasme ne saute pas tout de suite aux yeux) Celle de la majorité des syndicats qui lui font la gueule. Celle des « experts »©©© que l’on érige en juges à la place des juges… et celle de tout le reste qui, néanmoins, nous cause jusqu’à plus soif de méthodes « thérapeutiques »©, de « dangerosité »©, de « prévention »© et de « patients »©. Au nom de quoi ? Mystère et sorcellerie…
Maintenant, rigolons trois secondes : nous apprenons qu’une « psychiatrie »© moderne » serait (j’ai le droit au conditionnel aussi ?) « fondée sur des éléments de validité » etc. Pas très gourmande, la « psychiatrie »© moderne ! Vous, je ne sais pas : moi, j’exigerais infiniment plus que d’hypothétiques « éléments » quand il s’agit de jouer avec la santé des gens. [En attendant, c'est exactement ce qu'on fait à grande échelle : cf. les 1°), 2°), 3°) et 4°)]. En somme, une validité pleine et entière, ça me va bien : je dois être plus gourmand, sans doute…
Allons plus loin : imaginons comme ça, pour voir, que par un heureux concours de circonstances, notre amie la « psychiatrie »© se modernise à coups d’ »éléments de validité » dans le fondement. Et là, que se passe-t-il ? Hara kiri, tout simplement ! C’est bien pour cela que c’est plutôt rigolo…
« Bon, ceci n’est qu’une phrase et le tout est de savoir si elle est sincère ou bien si ce n’est que de la poudre aux yeux » : si je puis me permettre, les deux mon capitaine. Parce qu’on peut être parfaitement sincère… tout en s’envoyant de la poudre aux yeux à soi-même. Dans ce domaine plus que tout autre ! La poudre, à la longue, ça pique… et de fait, la chose est assez piquante. Parce ce que n’est pas n’importe quel syndicat qui nous réclame de la « preuve scientifique » : un syndicat universitaire, excusez du peu ! Si on manifeste ouvertement se trouver en carence de science à l’Université (!!!), où donc allons-nous la dénicher ? À « l’hôpital »©, peut-être ?…
En attendant, CQFD : la validation de méthodes pseudo- »juridiques »©©© (« loi »© de 90 et tous ses avatars, par exemple…) DOIT s’accompagner des preuves scientifiques gracieusement fournies par ceux à qui elles profitent, conformément à une démarche légale élémentaire. Le fil à couper le beurre, si on veut. Le beurre ET l’argent du beurre pour les mêmes, no thanks !
Pas très religieux, le, euh… « psychiatre »© au-dessus : apparemment, il ignore que l’on peut parfaitement croire, tout en se posant des questions et en cherchant à faire des démonstrations. Plutôt recommandé, même ! Ce qui ne veut pas dire que l’on trouvera les réponses ou fera des démos convaincantes : mais au moins, on s’aiguisera assez l’esprit pour ne pas croire d’emblée à du « sacré » de contrebande. Mais bon : c’est là un autre sujet…
Michel, » les maladies dites mentales sont dues à un dysfonctionnement chimique du cerveau » est un postulat sacré venant tout droit de Dieu le tout puissant. Et par conséquent les psychotropes sont tout aussi sacrés que le postulat. Il faut y croire sans se poser de questions, sans chercher à savoir si cela constitue une vérité scientifique. Se poser des questions ou faire des démonstrations sont des pratiques chiite ou orthodoxe. En occident c’est n’est pas très bien venu que d’essayer de démontrer des textes sacrés qui emmanent de Dieu le tout puissant. Sachez Michel que si vous ne croye pas sans vous poser de questions sans chercher une quelconque validité de ce postulat sacré vous etes un impie de laic ou un athée ou bien un chiite ou un orthodoxe. Mais en aucun cas vous etes un catholique ou un sunnite, car si vous l’étiez, vous feriez comme tout citoyen sain d’esprit en occident : croire dur comme fer aux postulats sacrés, tels ceux de la psychiatrie « archaique ».
Aaaaah : l’exquis « dysfonctionnement chimique du cerveau »© ! J’ai beau être un « impie de laïc » que je suis devenu très familier avec le « postulat sacré », savez-vous ? Tellement que désormais je l’appelle par son p’tit nom : DCC ! Ce qui nous le situe géographiquement quelque part entre la DCA et le DCD…
Cela dit, on rigole, on rigole… mais à la seule observation de « tout citoyen sain d’esprit en occident » -selon votre schéma-, nous ne sommes finalement pas si loin du compte. À ceci près que se fait peut-être ressentir comme une étrange distanciation avec l’occident ; à l’examen, en effet, ça vous a parfois des réminiscences sacrément orientales :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/album/philou-pping/2772743847.html
Plutôt cossu, mais ça va : « l’archaïque » est préservé !
Trop dépaysant à l’esprit occidental ? On se rattrape avec « le Dieu tout puissant »©, celui-là nous offrant toutes les garanties d’une « occidental attitude » de bon aloi :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/album/philou-pping/1589369681.html
Avec ça, plus personne ne se pose de questions, pas vrai ?…