Ils veulent une psychiatrie plus humaine.

VAUCLUSE

Mardi 23 Octobre 2007

Santé / Des familles de malades internés vont intégrer un collectif national Ils veulent une médecine psychiatrique plus humaine

RPar Jean-Luc Parpaleix jlparpaleix@ la provence-presse.fr

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Rompre la loi du silence , pouvoir demander des explications, voire trouver d’autres alternatives aux électrochocs et aux traitements médicamenteux.

Une poignée de parents de malades, internés volontaires pour la plupart, veulent réformer la médecine psychiatrique telle qu’elle est pratiquée dans beaucoup d’établissements selon eux, tout en dénonçant certains abus ou dérives.
Regroupés par Claude Silvano, ces parents devraient prochainement intégrer le Collectif national des victimes de la psychiatrie.

Chacun a vécu sa part de chagrin, voiré de drame comme Raymond Bisegna dont le frère est mort en hôpital et qui veut aujourd’hui porter plainte.

« Que les choses soient claires: nous ne portons pas atteinte à la dignité du personnel soignant; au contraire, on dit qu’il n’y a pas assez de monde. Nous, on veut pouvoir faire enfin entendre notre voix », ajoute Claude Silvano, qui reproche à l’institution d’avoir notamment placé son fils schizophrène dans une unité pour autistes, fau¬te de place.

Ces parents veulent aussi autre chose que des thérapies de chocs. ‘ Il faut en finir avec les camisoles chimiques qui ravagent peu à peu le corps et le cerveau des malades », ajoute Claude Silvano.
Des parents accompagnés par un médecin généraliste, le D’ Jean-Philippe Labrèze prônant lui aussi
une autre médecine psychiatrique bannissant la camisole chimique et la sismothérapie pour privilégier l’humain et l’amour du prochain.
Un médecin aujourd’hui pointé du doigt, notamment par certains de ses confrères, pour ses convictions religieuses. « J’appartiens depuis 20 ans à l’église de scientologie, je ne m’en cache pas. La scientologie a été classée comme une secte par une mission interministérielle, mais elle est reconnue comme religion par la cour européenne des Droits de l’Homme. Qu’est-ce qui est plus important ;’ »

Pour Claude Silvano peu importe la religion du praticien, « il n’a jamais fait de prosélytisme. Il ne m’a jamais demandé d’adhérer à son église. Moi quand je rencontre quelqu’un je ne lui demande ni sa religion ni ses convictions politiques. L’important c’est qu’il s’occupe bien de mon fils ».

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