Psychiatrie en Suisse

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TROIS ANS DE PRISON POUR UN PSYCHIATRE SUISSE

Cela me fait vraiment mal de voir qu’un homme sensé soigner les gens, les aide à se suicider. C’est douloureux de savoir que ce psychiatre, qui devrait aider les hommes, les tue par étouffement. (Webmaster)

Trois ans de prison pour assistance au suicide

Le Tribunal pénal de Bâle-Ville a condamné vendredi un psychiatre à trois ans de prison – dont deux avec sursis – pour avoir aidé trois malades psychiques à se suicider.
Peter Baumann a été reconnu coupable d’homicide par négligence. La défense plaidait l’acquittement, alors que l’accusation demandait une peine plus lourde.
La peine administrée par la Cour est moins sévère que celle requise par le Ministère public. Celui-ci avait préconisé que le psychiatre de 72 ans, qui a créé sa propre association d’aide au suicide, soit condamné à sept ans de privation de liberté.
Au cours de ces procès, qui avait débuté lundi, les juges se sont intéressés à trois suicides assistés de malades psychiques entre janvier 2001 et janvier 2003 à Bâle et à Lucerne. L’ancien psychiatre a nié sa participation au cas de Lucerne.
Grossière négligence
Le premier cas concerne un homme de 46 ans. Exit avait refusé de l’aider à se suicider en raison de sa dépression. Peter Baumann l’a aidé à mourir en lui fixant un masque sur le visage qui a conduit à la mort par étouffement. Suite

 

 

UN PSYCHIATRIE SUISSE FOURNI UN FAUX CERTIFICAT MEDICAL

Zurich: enquête contre des médecins pour fausses attestations

Le Ministère public du canton de Zurich a ouvert une enquête contre trois médecins qui auraient fourni de faux certificats médicaux à deux patients. Ceux-ci ont ainsi obtenu frauduleusement de l’argent de l’assurance invalidité (AI).

Le premier cas concerne un psychiatre qui a fourni un faux certificat médical à un chauffeur. Ce dernier a été condamné en 2007 pour escroquerie à l’AI car il travaillait à 100% bien qu’il soit au bénéfice d’une rente AI. Le deuxième cas se rapporte un conducteur de tram. Deux médecins lui ont fourni un certificat affirmant qu’il ne peut plus travailler à cause de douleurs dorsales et d’une dépression.
Le Ministère public zurichois a renforcé ces dernières années ses effectifs de lutte contre les abus à l’AI. En 2009, un juge d’instruction sera spécialement chargé de ces affaires.
(ats / 18 août 2008 )

 

 

 

CHAUFFEUR DE TAXI TUE: PROCEDURE PENALE CONTRE UN PSYCHIATRE

La Suisse enfin demande des comptes quant aux erreurs des psychiatres. A quand la France. (Webmaster)

26 août 2008
Chauffeur de taxi tué: procédure pénale contre un psychiatre

Une procédure pénale a été ouverte contre un psychiatre après le meurtre d’un chauffeur de taxi par un Suisse de 52 ans en 2007 à Wetzikon (ZH). Le Tribunal cantonal de Zurich a accepté un recours du Ministère public zurichois.

Le Ministère public avait demandé l’ouverture d’une procédure pénale contre le psychiatre et cinq autres personnes pour homicide par négligence. L’objectif est de déterminer si leur comportement pouvait avoir joué un rôle dans le meurtre du chauffeur de taxi.
Le meurtrier avait égorgé le chauffeur de taxi avec un couteau le 16 septembre 2007 alors qu’il aurait dû être en prison. L’homme n’avait pas pu être emprisonné car il avait été placé dans une clinique psychiatrique après avoir commis des saccages.
Dix jours avant le meurtre, un juge avait accepté une requête de remise en liberté de la part du psychiatre contre l’avis de la clinique. Le juge n’était pas au courant des antécédents du meurtrier.

En mars dernier, répondant à la demande d’ouverture d’une procédure pénale, la Chambre d’accusation du Tribunal cantonal avait estimé qu’un comportement différent des personnes impliquées n’aurait selon toute vraisemblance pas empêché le meurtre.
Le Ministère public et des parents du chauffeur de taxi ont fait recours auprès de la Chambre civile de la cour suprême. Cette dernière a accepté le recours contre le psychiatre incriminé.

PSYCHIATRE CONDAMNE

Aide au suicide: psychiatre condamné 6.7.2007

Le psychiatre zurichois à la retraite Peter Baumann écope de 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, pour avoir assisté au suicide de malades psychiques. Le Tribunal pénal de Bâle-Ville l’a condamné vendredi pour homicide volontaire. La peine administrée par la Cour est moins sévère que celle requise par le Ministère public. Celui-ci avait préconisé une privation de liberté de 7 ans pour le médecin de 72 ans. La défense avait plaidé l’acquittement. En Suisse, seule l’assistance passive au suicide est légale. Exit fournit des médicaments aux patients, mais ceux-ci les ingurgitent eux-mêmes.

LA SUISSE SERAIT-ELLE DEVENUE FOLLE ?

La Suisse se mettrait-elle à perdre le nord en se posant la question sure les électrochocs. Faut-il réhabiliter les électrochocs ?

Je voudrais rappeler ne son que des traitements sauvages ayant fait leurs preuves de résultat néfastes.

(Voir Des enfants de 9 ans son soumis à des électrochocs http://www.mensongepsy.com/fr/?page_id=301)

Voir aussi le document officiel du Québec sur les électrochocs http://www.mensongepsy.com/fr/?page_id=346

Voir aussi, « Les plans de la psychiatrie » http://www.mensongepsy.com/fr/?page_id=291

Je rappel, qu’aucune statistique indépendante n’on jamais été données par la psychiatrie concernant cette méthode de « soin » malgré les sommes fabuleuses que les états leurs verse.

Voir « Réponses des politiques concernant la psychiatrie » http://www.mensongepsy.com/fr/?page_id=523
J’espère qu’après ces lectures édifiantes nos amis suisses s’élèveront fièrement contre ces pratiques meurtrières qu’on voudrait nous faire passer pour des soins. (Webmaster)

Electrochocs: traitement indigne et dangereux

LA LETTRE DU JOUR
21 Juin 2008 | 00h05
Lausanne, 12 juin

- Suite à l’article paru le 5 juin dernier «Faut-il réhabiliter les électrochocs», nous souhaitons y répondre. (…)
Comment imaginer qu’une méthode utilisée aux abattoirs pour étourdir les porcs avant de les saigner aide à guérir quoi que ce soit?

Le but annoncé de ce «traitement» est de déclencher une crise d’épilepsie, donc de provoquer un mal pour en soigner un autre. C’est à peu près aussi efficace que de changer de siège à bord du Titanic! Dans le même ordre d’idée, que penserait-on d’un médecin préconisant un électrochoc du cœur pour déclencher une attaque afin de soigner un problème circulatoire, par exemple, tout en n’ayant aucune idée de la manière dont ça agit? Sûrement pas du bien! Alors pourquoi prendre en considération une méthode violente, débilitante et infondée parce qu’il s’agit de la psychiatrie?

Quel que soit l’enrobage de l’électroconvulsivothérapie (anesthésie, curarisation, etc.) il n’en reste pas moins un courant électrique envoyé à travers le cerveau. Les multiples lésions, parfois irréversibles qu’il provoque ont, elles, été démontrées scientifiquement. Ce n’est donc pas de garde-fous dont cette méthode a besoin, mais d’un bannissement définitif. Bravo aux Genevois d’avoir évacué par la petite porte ce «traitement indigne»!

Laurence Walter, présidente de la Commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH)

 

 

 

PSYCHIATRIE FASCISTE A GENEVE

LA TRIBUNE DE GENEVE
Les HUG n’auraient pas dû enfermer un patient fugueur dans une chambre sécurisée

TRIBUNAL FÉDÉRAL | 12h03 Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont franchi la ligne rouge en enfermant un patient en chambre sécurisée pour le punir d’avoir fugué de la clinique psychiatrique de Belle-Idée. Le Tribunal fédéral (TF) juge que pareille sanction était illicite.
© Laurent Guiraud | Hôpital cantonal de Genève
ATS | 17 Juin 2008

Souffrant de toxicodépendance et de schizophrénie, ce patient d’une trentaine d’années avait été enfermé dans une chambre sécurisée au retour d’une fugue. Il avait placé en régime d’isolement dans une pièce vidée de meubles et d’objets. Toute lecture était interdite, sauf celle de la bible.

Sans base légale

Le personnel soignant lui avait également retiré ses habits, son tourne-disque et son téléphone portable avant de lui donner une robe de chambre. Deux jours après, le patient avait été placé dans un pavillon fermé, qui suffisait à prévenir le risque de fuite.
Saisi d’un recours de l’avocat Jean-Pierre Garbade, le TF stigmatise cet enfermement, contrairement à la Commission de surveillance des professions de la santé et au Tribunal administratif genevois, qui n’avaient rien trouvé à y redire. Il rappelle que toute restriction à la liberté personnelle doit reposer sur une base légale.

Une mesure illicite

Pour Mon Repos, il apparaît clairement que le placement en chambre fermée était une sanction «disciplinaire» et qu’il avait un «caractère punitif». Or, une telle mesure est illicite au regard de l’article 50 de loi cantonale sur la santé (LS).
Cette disposition interdit clairement la mise en cellule d’isolement à caractère carcéral
. Un placement en chambre sécurisée doit de surcroît respecter le principe de proportionnalité. Il ne peut être ordonné que si d’autres mesures moins restrictives ont échoué ou s’il y a danger grave.
Aucune de ces conditions n’étaient réalisées, constate le TF, qui alloue 2000 francs d’indemnité au patient. Un montant qui sera à la charge du canton de Genève.

 

 

 

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Etre soigné en psychiatrie en Suisse.

Un infirmier en psychiatrie vient de se faire condamner pour lésions corporelles et voies de fait. Nous avons participé à l’audience. Quatre journalistes étaient présents!

La nouvelle a également été publiée dans le Journal La Gruyère et dans le Matin Bleu.

Cet infirmier avait déjà été condamné une première fois, mais avait fait recours…..la condamnation a été maintenue. Suite

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cid_3d66f9178322413d887d7f691fe65a7fjeanclaude.jpgEt non ce n’est pas hallucination. Le Département fédéral de la santé publique avec la bénédiction de Monsieur Couchepin vient de donner son feu vert pour tester le LSD sur des patients “gravement atteints”.

Les premières expériences seront menées par le psychiatre Peter Gasser qui en a eu l’idée. Lisez l’article ci-joint.

 Le désert de la psy…chologie, chiatrie.

La Suisse envahie par les psys. étudiéer durant deux ans et avoir autant de pouvoir, AU SECOURS.

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DÉLITS – JUSTICE

Avant d’être jugés, les mineurs s’expliqueront chez les «psy»

Keystone/Martin Ruetschi

Des experts psychologues formés pourront peut-être expliquer la violence des jeunes.

Alors que les faits divers impliquant des mineurs se succèdent, des experts psychologues sont formés pour appuyer les juges. Les premiers d’entre eux seront diplômés en janvier

Camille Krafft – 17/11/2007

Le Matin Dimanche

Etait-elle consentante? Représente-t-il un danger pour autrui? Ses propos sont-ils crédibles? A l’heure où des affaires délicates impliquant des mineurs se retrouvent régulièrement devant les tribunaux, il devenait urgent pour les juges de pouvoir répondre à ces questions.

Telle sera la tâche de treize psychologues Romands et de vingt Alémaniques qui recevront en janvier leur diplôme d’expertises psycho-judiciares pour enfants et adolescents. Une formation proposée pour la première fois en Suisse par l’Institut universitaire Kurt Bösch de Sion. Le but: pallier le manque d’experts qualifiés et satisfaire ainsi la nouvelle loi sur les mineurs entrée en vigueur au début de l’année. «Dorénavant, le juge est obligé de pratiquer une expertise s’il doute de la santé psychique ou physique de l’enfant», résume Michel Lachat, juge pour mineurs à Fribourg.

Les psychologues fraîchement formés diffusent leur science, étudiée durant deux ans (une année de théorie et une autre de pratique sur des cas réels), dans différents domaines. Pénal, d’abord. Selon les nouvelles normes, le juge doit également soumettre le mineur à une expertise s’il projette de le placer en milieu fermé. Ce fut le cas en mai dernier à Clarens (VD), où un garçon de 17 ans a été reconnu coupable d’assassinat sur un sexagénaire et placé en établissement. Avant la nouvelle loi, le jugement aurait pu être rendu sans expertise. «Dans ce cas précis, l’expertise a montré que ce jeune représentait une dangerosité réelle pour autrui», explique le psychologue légal Philip Jaffé, qui assure la direction scientifique de la formation à l’Institut Kurt Bösch.

Autre domaine pénal où ces «auxiliaires de justice» interviennent: les abus sexuels. Nous recevons beaucoup de demandes pour des expertises de crédibilité», souligne Philip Jaffé.

Protégée par la loi

Et le «consentement» de la victime, évoqué par exemple récemment dans le viol collectif présumé de Thoune, peut-il être soumis à une expertise psychologique? «Si la victime a moins de 16 ans et que les auteurs sont majeurs, elle n’a pas à consentir ou non. Elle est protégée et une expertise n’a donc pas de sens, rappelle Jean Zermatten, ancien juge pour mineurs valaisan qui dirige le conseil scientifique de la formation. Par contre, lors de viols collectifs entre mineurs, il peut y avoir matière à investiguer, tant du côté de la victime que de celui des auteurs.»

Mais les experts n’interviennent pas uniquement dans des affaires pénales. Les divorces, «de plus en plus conflictuels», selon Philip Jaffé, nécessitent également des expertises. Comme pour toute démarche impliquant un mineur, les parents sont «sondés» au même titre que leur progéniture. «L’expertise vise à déterminer lequel des deux parents est le plus apte à garder l’enfant», explique Philip Jaffé.

Une décision lourde de conséquences, une fois de plus. Cette responsabilité n’est-elle pas difficile à porter? «Un bon expert cite les différentes alternatives en soulignant la meilleure, répond Philip Jaffé. Ensuite, c’est au juge de décider.»

Les juges satisfaits

Ces derniers sont-ils satisfaits de la nouvelle formation des experts? Oui, répond Michel Lachat, qui préside l’Association des juges pour mineurs de Suisse. Malgré la crainte d’une «psychologisation de la justice», telle qu’on a pu la constater dans les tribunaux pour adultes, le magistrat se réjouit de voir plus d’experts mieux formés. «L’un des principes du droit des mineurs est la célérité. Un jeune évolue très rapidement. Il ne faut donc pas attendre trop longtemps avant le jugement. Il est nécessaire d’avoir suffisamment de personnes formées pour livrer les expertises dans un délai raisonnable.»

Selon Jean Zermatten, le nombre d’expertises est clairement en hausse depuis l’application de la nouvelle loi. Après la remise des diplômes en janvier, une deuxième promotion sera lancée début 2008.

Les psychiatres font bande à part

Avant cette nouvelle formation, les expertises étaient souvent effectuées par des pédopsychiatres, difficiles à trouver selon les juges. L’an prochain, les médecins mettront sur pied leur propre formation en psychiatrie forensique, qui «vise à améliorer la qualité moyenne des expertises et des prises en charge», selon Jacques Gasser, directeur du département de psychiatrie du CHUV, à Lausanne. Bisbille? «Psychologue et psychiatre sont deux métiers différents. Nous nous dirigeons plutôt vers des expertises multidisciplinaires», précise le professeur. Selon le psychologue légal Philip Jaffé, une expertise peut être payée entre 2000 et 10 000 francs. «Cela peut paraître beaucoup, mais si l’on fait le calcul à l’heure, ce n’est pas toujours bien rémunéré.»
 

TÉMOIGNAGE HISTORIQUE:  19 NOVEMBRE 1997

P. Buchs

LES LOBOTOMIES EN PSYCHIATRIE : SOUVENIRS

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Entre 1948 et 1951 plus d’une centaine de lobotomies, plus précisément de leucotomies frontales transorbitaires, ont été pratiquées à l’Hôpital psychiatrique cantonal de Marsens (FR). Comme j’étais à cette époque candidat médecin stagiaire dans cet établissement, cela m’a permis, au cours de trois mois, d’assister à plusieurs interventions, et de suivre sur place les évolutions postopératoires.

Pour aborder objectivement cette option thérapeutique, en soi discutable, il importe de rappeler les
conditions dans lesquelles on se trouvait à l’époque.

L’hôpital (l’asile !) comprenait entre autres une section d’agités graves (schizophrènes, hébéphrènes, maniaques par accès, etc.) qui, par périodes, devenaient un réel danger pour le personne! soignant appelé quotidiennement à entrer dans les cellules. Ces malades étaient souvent, tant bien que mal, immobilisés par des camisoles de force, mais leurs cris et leurs hurlements impressionnaient l’entourage. J’ai des souvenirs bien précis à ce sujet, d’une soeur soignante, fluette, qui a failli y laisser sa peau

C’est dans cette ambiance pénible que le médecin directeur, le Or Pierre Voïta, pour qui j’avais beaucoup de respect, d’estime, et plus tard d’affection, étant au courant des travaux de Moniz (dès 1936), tenta de recourir à cette nouvelle forme de traitement chez des patients qui avaient subi sans succès les cures d’insuline, la pyrétothérapie, la convulsivothérapie, et qui continuaient à présenter des crises réellement dangereuses pour eux-mêmes et pour autrui.

Un autre facteur favorable à l’éclosion de cette nouvelle thérapie lut la présence, comme chef du service de chirurgie de l’Hôpital cantonal de Fribourg, du Dr Ody, chirurgien téméraire, mais particulièrement bien formé en neurochirurgie par des séjours prolongés et fréquents dans les plus prestigieux services américains de l’époque.

Le but de l’intervention était de supprimer les excès de violence dans toutes leurs manifestations, afin de pouvoir réintégrer ces patients, soit à l’asile dans des divisions «tranquilles» soit à domicile, principalement dans le cadre de fermes familiales, mais au prix – et c’est là que résidait le problème de conscience – d’une grave et irrémédiable atteinte à leur personnalité.

A ce sujet, j’ai pu me rendre compte à quel point les indications opératoires étaient pesées, discutées, criti-quées. Le Dr Volta se sentait personnellement respon-sable de cette atteinte à la dignité de l’homme qui lui était confié mais, conforté par des résultats médicaux appréciables, et une évolution «socio-économique» – comme nous dirions aujourd’hui – favorable, il se com-portait en vrai chef, persuadé d’améliorer le devenir de ces patients…

Les suites opératoires immédiates m’ont paru extrêmement simples : un oeil au beurre noir plus ou moins marqué pour quelques jours, parfois une incontinence urinaire transitoire. Lever dès le lendemain.

Dans le domaine psychiatrique le changement caractériel est impressionnant. L’agressivité a subitement disparu, de même que les manifestations de violence. Mais aussi, comme le note le Dr Ody : «plus de joie, plus de tristesse, plus d’envie, plus de pitié, plus d’amour, plus de haine» et il continue par cette formule «le thalamus teinte nos expériences intellectuelles des nuances de la vie affective» (1 ).

J’ai constaté à maintes reprises, tant chez les opérés récents qu’après plusieurs mois, cette attitude totalement apathique mais, et c’est ce qui réjouissait l’équipe médicale, l’amélioration était souvent évidente et plusieurs patients ont pu être «rendus à leurs familles», souvent campagnardes, où l’on s’accommode plus facilement d’un légume que d’un volcan. Malheureusement d’autres patients ont été irrémédiablement dépersonnalisés, réduits à l’état de loques humaines, et n’ont même plus bénéficié des périodes de «présence» pré-opératoires.

Texte complet.

Ce qui est inquiètant, c’est que ce sont les psychiatres qui sont à la base du succès de ce médicament.

Ils sont devenus fous.

Tout Genève

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Le molosse qui a attaqué Zoé était sous Prozac

Justice – La fillette avait été sauvagement mordue
devant l’Ecole du Vélodrome.

Catherine Focas

Publié le 13 octobre 2006

En octobre 2005, Zoé, 8 ans, était renversée et mordue par un rottweiller alors qu’elle se trouvait devant son école à Plan-les-Ouates. L’animal qui l’a sauvagement attaquée était-il en bonne santé? Hier, au cours de l’audience consacrée à cette affaire, on apprenait que le molosse était sous Prozac (un antidépresseur) au moment des faits.

«Lorsqu’il avait neuf mois, le vétérinaire m’a demandé si mon chien courait suffisamment, explique la propriétaire aux juges. Il m’a dirigé vers un comportementaliste qui a diagnostiqué une hyperactivité. Selon lui, Ingo était trop vif et n’arrivait pas à se concentrer. Il lui a donc prescrit du Prozac. Le vétérinaire m’a assuré qu’avec ce traitement, il écouterait davantage mes ordres.»

Ce funeste 28 octobre en tout cas, malgré ou peut-être à cause du Prozac, le rottweiller s’en est pris à Zoé qu’il a mordue au poignet, au bras, et aux deux jambes. La fillette a dû être hospitalisée. Aujourd’hui, il semble qu’elle aille mieux, mais ses cicatrices sont bien visibles. Ses parents ont porté plainte.

Hier, la propriétaire du rottweiller, une étudiante algérienne, était jugée pour lésions corporelles simples par négligence. Ce chien, dit-elle, elle l’a acheté pour se sentir plus en sécurité à Genève, sa famille étant restée au pays. Elle ajoute qu’elle a suivi des cours de dressage. Comme son molosse n’était pas très sage, elle a décidé de le castrer.

«Pour se faire obéir, il fallait hausser le ton»

Avait-elle pris toutes les précautions nécessaires afin que son animal ne soit pas un danger pour la sécurité publique? Elle assure que oui. Son appartement donnait sur un petit jardin parfaitement clôturé et fermé par un lourd portail très difficile à ouvrir.

Un témoin a malheureusement jeté un certain discrédit sur l’efficacité de ces précautions. Il s’agit du patron d’une société spécialisée dans la promenade des chiens. L’étudiante faisait appel à ses services lorsqu’elle avait trop de travail pour promener Ingo. Selon le témoin, le molosse était un chien sympathique mais très puissant avec lequel il fallait hausser le ton pour se faire obéir. Il a par ailleurs indiqué que le portail de la maison était très facile à ouvrir: «Il suffisait d’une chiquenaude.» La clôture quant à elle était très basse: un mètre de hauteur. Ingo, un chien très vif, pouvait la franchir sans difficulté.

Me Claude Aberlé demande l’acquittement de sa cliente. Il affirme qu’elle n’a fait preuved’aucune négligence. Ce jour-là, un tiers malveillant a ouvert le portail et le rottweiller s’est enfui. «La faute à pas de chance», selon l’avocat. Il précise que, en accord avec la vétérinaire cantonale, sa cliente a abandonné son chien afin qu’il puisse être adopté. Malgré l’attaque,
l’animal n’a pas été euthanasié.

Après ces événements, la jeune femme a déménagé. Les voisins lui ont clairement fait comprendre qu’elle n’était plus la bienvenue dans le quartier.

Le Tribunal de police rendra son jugement ultérieurement.

Edipresse Publications SA,

 

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TRIBUNE DE GENEVE

Samedi 7 juin 2007

La justice malade de ses psys

Genève, 28 juin.
Qui, dans le cadre d’un divorce, d’un retrait de garde parentale, de changement du détenteur de l’autorité parentale, n’a pas été contraint de passer par la case «expertise»?

Au nombre de personnes interrogées, peu reconnaissent l’impartialité, la justesse des propos, l’indépendance des psychiatres, dénonçant parfois la validité de certaines expertises, dont les acteurs sont presque tous sortis du même vivier. Si seulement on pouvait radier un expert qui n’a pas satisfait à son devoir, ce serait déjà une grande avancée… Obtenir une place dans le club très fermé des experts psychiatres suisses est très difficile. Mais une fois entré dans le sérail où la procédure est aussi transparente que l’élection d’un pape, on n’en sort plus. La surcharge des tribunaux n’était-elle pas aussi liée à ce besoin grandissant de passer par un psy pour tous les petits problèmes de la vie? Oublie-t-on aussi, les frais que cela entraîne pour les assurances? (…)

Un nombre infime de personnes ont eu la chance inouïe, après des années de traitements, de retrouver l’équilibre psychique et une forme physique florissante. Pour les autres, l’AI ( Assurance-invalidité ) est la seule issue possible.

  Du temps de nos grands-mères, la vie n’était pas facile certes, mais au moins, à cette époque, chacun n’attendait pas que des psys dirigent votre vie et vous imposent leur manière de penser.

Leïla Elisabeth Pellissier, Présidente de l’Association Pères Mères Enfants Solidaires

Pour voir le site cliquez sur: Tribune de Genève

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ENTRE VOISINS, ON PEUT S’ENTRAIDER…

14 septembre 2005, 6 heures du matin :

Daniel Conus, citoyen suisse du Canton de Fribourg dort encore profondément lorsqu’il est réveillé en sursaut par des coups frappés à sa porte.

C’est la Police de Sûreté. On vient pour l’arrêter et le conduire en prison.

En pyjama, Daniel Conus prend connaissance du mandat d’arrêt signé de la main du juge Stephane R., son « bourreau » de longue date. L’ordre est justifié par une expertise psychiatrique de Daniel Conus d’environ 30 pages, signée par un psychiatre, le Dr. Michel Sch. Daniel Conus écarquille les yeux, stupéfait. Non seulement il ne connaît pas ce psychiatre mais en plus, il ne l’a même jamais rencontré ! Il n’a cependant que le temps de s’habiller avant d’être emmené par les policiers. Pour Daniel Conus, c’est la sixième fois que le juge Stephane R. se livre à ce type d’exercice.

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