Crimes mineurs

Le psychiatre et la gifle

Ce que je peux remarquer dans cette triste affaire c’est que le psychiatre est devenu l’amant de sa patiente et cela, si ce n’est pas interdit, est fortement déconseillé. Maintenant il n’est pas étonnant que les psychiatres se laissent aller à de tels débordements car malheureusement c’est monnaie courante.

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Psychiatre tué à coups de gifles : l’amant et la femme jugés

« C’est ma faute s’il est décédé », a reconnu l’amant, hier.

Joues creuses, traits usés par l’alcool et la drogue, Michel de Bernouilli, 66 ans, s’appuie sur une canne et porte une prothèse auditive. Face à la cour d’assises, il admet sa responsabilité dans la mort de Henri Kastler, 82 ans, mari de sa maîtresse, décédé le 21 juillet 2007, chez lui, rue Castilhon, dans le centre de Montpellier.

« C’est ma faute s’il est décédé, je l’ai bousculé et giflé sans penser aux conséquences sur sa santé », assume-t-il.

À ses côtés dans le box, Anna Kastler, 61 ans, est beaucoup plus réticente à reconnaître avoir secoué son mari, à la santé très fragile, le jour de la mort, voire les mois précédents. Dépressive, exubérante, angoissée au point de manquer s’évanouir en début d’audience, elle promet, en sanglots : « J’ai jamais voulu que mon mari meure, je ne peux pas vivre sans lui ».

Leur couple battait pourtant de l’aile en juillet 2007. Suédoise, fille de journalistes, qui se rêvait critique d’art ou comédienne, Anna Kastler, est arrivée en France à 17 ans.

Elle s’est d’abord mariée avec un négociant de vins narbonnais aisé. Elle décide, à 22 ans, d’entamer une psychanalyse. Par snobisme : « En Suède, toute l’intelligentsia fait une psychanalyse, c’est un passage obligé, on le fait parce que ça se fait ».

Elle consulte à Perpignan et son thérapeute, Henri Kastler, de 25 ans son aîné, va devenir son amant, puis son concubin et son mari. « C’était comme un demi-dieu pour moi, on transfère tout sur son psychanalyste », lance-t-elle avec sa pointe d’accent scandinave.

Férue de littérature, voyages ou de musique classique, elle ne va jamais trop travailler et lorsque le psychiatre prend sa retraite, ils s’installent à Montpellier.

Mais leurs relations sociales s’estompent et son mari vieillit. Elle prend un amant, Michel de Bernouilli, électricien au parcours de vie chaotique, marqué par une addiction à l’alcool et qui la fournit en cocaïne.

Là encore, quand la cour évoque la drogue, l’accusée intellectualise, évoquant les grands écrivains amateurs de poudre et le rôle social supposé de la coke.

« J’en prenais aussi parce que je suis borderline, suicidaire », reconnaît-elle. Le mari accepte la présence de l’amant, y compris même sous son toit.

Jusqu’à ce 21 juillet 2007 où une énième dispute éclate au sein du couple pour une histoire d’argent retiré d’un compte. Anna, qui vient de prendre de la cocaïne, lui porte deux gifles : « J’étais en colère, l’argent avait disparu, mais je l’ai à peine touché », promet-elle. De Bernouilli alerté, arrive et s’explique violemment avec le mari. Il le pousse et le gifle à trois reprises. Suffisamment pour causer une hémorragie fatale.



Mauvais traitements en psychiatrie

Nous ne sommes pas coupables, c’est la faute aux malades, à la société…et puis quoi encore.

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Agen. Maltraitance à La Candélie: qui sont les vrais responsables?

Cette question fut au cœur des débats, hier, au tribunal correctionnel d’Agen devant lequel trois prévenus comparaissaient. Deux aides-soignants de l’hôpital psychiatrique de La Candélie, à Pont-du-Casse pour violences sur personnes vulnérables et un infirmier psychiatrique pour subornation de témoins.

Les faits semblent simples au départ : à deux reprises, des patients et du personnel soignant sont témoins, de septembre à octobre 2010, de gestes de maltraitance de la part de deux aides-soignants à l’encontre d’un patient.
Un autiste est giflé parce qu’il ne voulait pas prendre une douche et, une autre fois,il est traîné au sol pour essuyer le café qu’il avait renversé. « Mais comment faire parfois pour ne pas laisser dégénérer une situation de crise qui peut faire boule de neige ? », se défendent les prévenus.
Le personnel témoin en réfère à sa hiérarchie. Un infirmier, le troisième prévenu, intervient pour demander des témoignages de complaisance à ses collègues.
Et les choses se compliquent. Dans la salle d’audience du tribunal se profilent plusieurs fils rouges et sont épinglés au menu du jour d’autres facettes de cette affaire où les prévenus deviennent les victimes d’un système, sans oublier d’une petite guéguerre interne entre syndicats.
Un psychiatre de La Candélie et un docteur en psychologie de l’hôpital psychiatrique de Cadillac témoignent à la demande de Me Miranda qui défend les prévenus.
L’un épingle le regroupement dans un même pavillon de trop de malades difficiles, avec un effectif réduit. L’autre confirme que le personnel soignant est livré à lui-même pour gérer les situations à problèmes.
Oui, mais « ils ont dérapé » déplore Me François-Bellandi qui défend les intérêts de la victime, placé sous la tutelle de son père, présent dans la salle.
Pour le représentant du Ministère public « c’est un abandon des services publics ».
Il déplore qu’aucun cadre de santé ne soit présent. Ils ont déclaré n’être au courant de rien. « Ils se couvrent » constate le procureur. «  Tous ces faits révèlent un établissement en crise ».
Il requiert quatre mois de prison avec sursis, peine symbolique pour lui, et estime que les faits de subornation de témoins ne sont pas caractérisés.
Me Miranda appuie sa défense sur les difficultés rencontrées par un personnel sans soutien et dont les compétences et l’amour de leur métier ne sont pas remises en question.
Le tribunal rendra son délibéré le 16 novembre.



Des psychiatres hors la loi?

Cet article est très court mais il n’y avait pas besoin d’autres mots pour montrer que les hôpitaux apparemment utilisent des psychiatres étrangers qui n’ont pas validé la procédure d’autorisation d’exercer. Ici on ne parle que du département de l’Orne mais combien d’hôpitaux psychiatriques en France sont hors la loi ?

Une fois de plus la psychiatrie gagnerait à ne pas être connue car à chaque fois qu’elle fait parler d’elle c’est qu’elle s’est fait prendre la main dans le sac.

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Le Centre psychothérapique de l’Orne a peur de perdre ses médecins étrangers

La loi du 21 décembre 2006 prévoit que les médecins à doctorat hors Union européenne ne pourront plus exercer si, au 31 décembre 2011, ils n’ont pas validé la procédure d’autorisation d’exercice. Au Centre psychothérapique de l’Orne, sept médecins sont concernés. Soit 35 % de l’effectif.
En cas de stricte application des textes, l’établissement connaîtrait de graves dysfonctionnements. L’hôpital psychiatrique n’est pas le seul concerné dans le département.



Experts psychiatres dans toute leur… splendeur

Les psychiatres dans cet article ne présentent-ils pas leur façon étrange de travailler ?
Si je mets cet article c’est pour montrer la manière subtile qu’ont les psychiatres de ne pas être d’accord, de montrer qu’ils sont intouchables même face à un avocat.
Si vous avez déjà eu affaire à un psychiatre, vous avez pu connaître, malheureusement pour vous, ce style de comportement de puissance qu’ils ont.

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Procès de Guy Turcotte: les plaidoiries dès le 20 juin

Après huit semaines intenses, les parties ont déclaré leur preuve close, vendredi après-midi, au procès de Guy Turcotte, accusé du meurtre prémédité de ses deux enfants, Olivier, 5 ans, et Anne-Sophie, 3 ans.

La dernière portion de la preuve a été consacrée à ce qu’on a appelé le «coeur» du procès, c’est-à-dire les témoignages d’experts qui devaient se prononcer sur la responsabilité mentale de l’accusé au moment des crimes. Sans surprise, le résultat est partagé.
Les quatre psychiatres entendus s’accordent sur le diagnostic de trouble de l’adaptation avec anxiété et humeur dépressive. Mais ils ne s’entendent pas sur la responsabilité mentale de M. Turcotte. Évidemment, les psychiatres retenus par la défense, les Drs Dominique Bourget et Roch-Hugo Bouchard, sont d’avis que, en raison de sa maladie mentale, M. Turcotte n’avait pas la capacité d’apprécier la nature et les conséquences de ses gestes quand il a poignardé ses enfants, le 20 février 2009.

Le Dr Sylvain Faucher, retenu par la Couronne, arrive à la conclusion contraire. Selon lui, il était conscient de ses gestes et pouvait en apprécier la portée. C’est le jury qui devra trancher.
Il est à noter que l’un des psychiatres appelés à la barre cette semaine, le Dr Jacques Talbot, n’a pas eu à se prononcer sur la responsabilité criminelle de M. Turcotte, puisqu’il était son médecin traitant. La Couronne l’a fait témoigner en contre-preuve, pour montrer dans quel état d’esprit se trouvait M. Turcotte après les événements, alors qu’il était incarcéré à l’Institut Philippe-Pinel puis à l’établissement de détention de Rivière-des-Prairies.
Le Dr Talbot, psychiatre depuis 43 ans à l’Institut Philippe-Pinel, a vu M. Turcotte cinq jours après le drame, lorsqu’il l’a accueilli dans son établissement, le 26 février 2009. M. Turcotte arrivait de l’institut Albert-Prévost après avoir transité par l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme (où il travaillait lui-même comme cardiologue) et l’hôpital du Sacré-Coeur.
Lors de son arrivée à Philippe-Pinel, M. Turcotte était hautement suicidaire. Il a été placé sous étroite surveillance, dans une chambre où il était impossible de s’enlever la vie. Les employés devaient vérifier son état de visu, au moins aux 15 minutes.
Le Dr Talbot a noté que M. Turcotte était un individu «hyper-contrôlé», méticuleux, précis, avec des traits de personnalité obsessionnelle et narcissique, un net inconfort et une vulnérabilité devant ses faiblesses. Ses capacités intellectuelles et professionnelles étaient bonnes, mais il avait de la difficulté à gérer ses émotions et avait tendance à l’évitement. M. Turcotte a d’ailleurs confié au psychiatre Talbot qu’il était passé maître dans l’art de camoufler ses émotions.
M. Turcotte était grandement déprimé, il éprouvait de la colère liée à son passé et à l’infidélité de sa femme, mais pas de haine. Il a raconté que, lors de disputes avec son ex-femme, les conflits se résolvaient en 15 minutes pour elle, alors que cela restait en lui pendant 3 jours. Il s’étonnait de cela. Selon le Dr Talbot, il avait beaucoup de peine et se demandait quoi faire avec cette souffrance. Il a tenté de se suicider une nouvelle fois en novembre 2009, alors qu’il était détenu à Rivière-des-Prairies. Il a avalé une soixantaine de comprimés qu’on lui avait distribués au fil du temps et qu’il avait conservés.

Dr Faucher
L’autre expert de la Couronne appelé en contre-preuve, le Dr Sylvain Faucher, qui conclut que Guy Turcotte savait ce qu’il faisait quand il a tué ses enfants, a été ardemment questionné par la défense au cours des trois derniers jours. Me Pierre Poupart, avocat de l’accusé, a traqué une erreur dans son CV et déterré des dossiers dans lesquels le Dr Faucher avait été appelé à se prononcer à titre d’expert. Le Dr Faucher s’est aussi fait reprocher la manière dont il a évalué Guy Turcotte à l’établissement de Rivière-des-Prairies le 5 avril dernier. Il s’est servi du rapport de la psychiatre Bourget, produit pour la défense, comme outil de travail.

«J’accepte votre reproche, a répondu le Dr Faucher.

- C’est une manière de dégoupiller les questions, a rétorqué Me Poupart.

- Vous me lancez des grenades!», a renchéri le Dr Faucher.

Les parties se reverront la semaine prochaine, sans le jury, pour une conférence pré plaidoiries. Les jurés, eux, ont congé pour la semaine. Le juge les a informés qu’ils seront rémunérés quand même puisque leur travail n’est pas fini. Ils reviendront le 20 juin, pour les plaidoiries. Le juge donnera ses directives le 28 juin, après quoi les jurés commenceront leurs délibérations, du moins selon le plan établi vendredi.



Psychiatre fraudeur

Psychiatre fraudeur ???

Je dirais même plus, c’est du trafic tout simplement.

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Fausses déclarations, fausses facturations, fausses ordonnances… Tout semble bon pour escroquer la Sécu. En luttant contre ces fraudes, les 16 inspecteurs du contentieux et enquêteurs de la Caisse primaire d’assurance maladie des Hauts-de-Seine (CPAM 92) ont permis, en 2010, de récupérer jusqu’à 5,3 M€, selon un bilan publié récemment.

Des fraudes qui amènent parfois leurs auteurs jusqu’au tribunal. Parfois même jusqu’à des peines de prison. C’est le cas d’un médecin et de deux assurés, dont les pratiques ont fait l’objet d’une plainte de la CPAM déposée en septembre 2004. Le psychiatre facturait de fausses consultations au bénéfice de plusieurs patients, dont deux affiliés dans les Hauts-de-Seine, les assurés reversant une contrepartie au médecin.



Les mensonges de la psychiatrie

La psychiatrie a une méthode très particulière et bien à elle de nous induire en erreur. Regardez ce texte ci-dessous qui par lui-même traite d’un sujet auquel tout le monde est sensible : les enfants de la rue.
Une seule petite chose est à retenir contenant l’arnaque de cet article, c’est la phrase suivante : « Un travail scientifique de l’équipe de l’hôpital psychiatrique ».
Vous pouvez voir qu’il n’y a aucune description de ce soi-disant travail scientifique.

La psychiatrie laisse toujours entendre que son travail est scientifique pour faire croire au sérieux de son action mais JAMAIS nous ne voyons les actions et vérifications strictes qu’elle a pu faire.
Il y a tromperie intentionnelle pour nous leurrer et comme de vrais moutons nous nous laissons avoir.

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9ème semaine du réseau Mère-Enfant de la Francophonie

La réalité de la maltraitance et de la violence sur les enfants au Maroc
La destruction de la cellule familiale, principal moteur du processus de production des enfants de la rue
La 9ème semaine du réseau Mère-Enfant de la Francophonie, organisée par le centre hospitalier Ibn Sina de Rabat, les 19 et 20 mai 2011 à la bibliothèque nationale du Royaume, a consacré sa principale thématique à la problématique de la maltraitance et de la violence sur les enfants au Maroc. Tour d’horizon de la question.

Un travail scientifique de l’équipe de l’Hôpital psychiatrique Ar-razi de Salé, relevant du CHU Rabat-Salé, sur les réalités marocaines des Enfants de la rue, présenté lors de la 9ème semaine du réseau Mère-Enfant de la francophonie, organisé pour la première fois au Maroc, par le CHU Ibn Sina, les 19 et 20 mai 2011, montre que la majorité des enfants sont de sexe masculin, d’âge moyen entre 13 et 15 ans, issus pour la majorité d’entre eux de milieu urbain démuni.
Les problèmes de maltraitance et de négligence étaient à l’origine du départ de 93,6% des enfants vers le milieu de la rue. Soixante quinze pour cent (75%) d’entre eux, notamment ceux qui ont passé plus de temps dans la rue, pensent à revenir un jour au domicile familial. 66% d’entre eux sont confrontés aux problèmes de l’usage de drogues, et la consommation de plusieurs substances à la fois. Cette étude confirme le fait que le phénomène des enfants de la rue est un problème, complexe dans sa genèse et son évolution impliquant ainsi des interventions multiples par divers acteurs et à plusieurs niveaux. L’étude de l’hôpital Ar-Razi de Salé rappelle que «Les enfants de la rue» est un phénomène mondial, dont les proportions varient d’un pays à un autre, et les causes sont complexes. Ce phénomène est le résultat du cumul de plusieurs facteurs, sociaux, économiques, ou même politiques, interdépendants. Cependant, la famille reste au centre du problème des enfants de la rue et de nombreux travaux ont montré que la destruction de la cellule familiale se révèle être le principal moteur du processus de production d’enfant de la rue. L’objectif du travail l’équipe de l’hôpital psychiatrique Ar-Razi, relevant du CHU Ibn Sina, est de dresser un véritable état des lieux de ce phénomène en insistant sur le rôle de la famille, et de décrire les efforts déployés mais surtout proposer des pistes d’action à mettre en place. Ce travail de terrain a concerné les enfants au sein des institutions qui les prennent en charge, afin de recueillir les raisons qui les ont poussés à quitter le domicile parental vers un nouveau milieu labyrinthique. Ainsi c’est une enquête transversale, menée dans la région de Rabat-salé, où l’équipe de recherche est entrée en contact avec des enfants de la rue, grâce à l’aide des éducateurs de l’AMESIP, (Association Marocaine d’aide aux Enfant en Situation Précaire).

Enquête réalisée par les équipes spécialisées de l’hôpital Ar-Razi/ Centre Hospitalier Ibn Sina de Rabat



Un psychiatre reconnu coupable ! Mon Dieu, est-ce possible !

Tien tien ! Un manque d’éthique chez un psychiatre. N’est-ce pas bizarre ?

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Un psychiatre de Pierre-Janet hébergeait sa patiente chez lui

Le psychiatre André Gagnon du Centre hospitalier Pierre-Janet s’est reconnu coupable, hier, de dérogation à l’honneur et à la dignité de la profession médicale pour avoir entretenu une « relation d’intimité émotionnelle et de proximité physique à l’image d’une relation père-fille » avec une patiente qu’il a même hébergée chez lui pendant plusieurs mois.

La plainte, rendue publique hier par le Collège des médecins du Québec (CMQ), stipule qu’entre 2003 et 2009, le Dr Gagnon a transgressé « les limites imposées par la relation professionnelle » avec une patiente qu’il suivait depuis 1994, alors qu’elle était âgée de 14 ans. Les faits reprochés se sont donc produits alors que la patiente était dans la vingtaine.
Selon le document de la plainte déposée au conseil de discipline du CMQ, le Dr Gagnon a effectué des sorties avec sa patiente, « notamment au cinéma », lui a offert des cadeaux, et a posé « des gestes à caractère intime envers elle comme lui tenir les mains, la serrer dans ses bras ou la caresser ».
Toujours selon la plainte, le psychiatre a permis à sa patiente « d’habiter dans sa résidence familiale pendant plusieurs mois entre sa propre séparation maritale et une nouvelle liaison amoureuse », et a entretenu avec elle « un volumineux échange de courriels » à caractère personnel. Il lui a également fait faire « du travail bénévole pour son propre intérêt notamment la préparation d’un symposium et du jardinage à son domicile ».

Plaidoyer de culpabilité
Convoqué hier à Montréal à une audience du conseil de discipline du CMQ, le psychiatre gatinois a plaidé coupable aux infractions qui lui étaient reprochées, soit dérogation à l’honneur et à la dignité de la profession médicale, conduite répréhensible envers une patiente et défaut de consulter et/ou référer à un confrère. La plainte stipule entre autres qu’il a préféré « consulter une psychiatre pour traiter sa propre détresse face à cette situation [plutôt] que de lui référer sa patiente ».

Les deux parties ont soumis hier une recommandation commune de sanction, soit une radiation temporaire de trois mois sans amende. La porte-parole du Collège des médecins, Leslie Labranche, a cependant indiqué que le conseil de discipline pourrait opter pour une autre sanction. La décision devrait être rendue « au cours des prochaines semaines ou mois », a fait savoir Mme Labranche.
Au Centre hospitalier Pierre-Janet (CHPJ), le directeur général, Pierre Gagnon, a indiqué que le Dr André Gagnon n’est plus responsable du programme pour adolescents depuis le dépôt de la plainte, l’été dernier. M. Gagnon a affirmé hier qu’il travaille désormais « sous supervision » auprès de la clientèle adulte du CHPJ. « Il peut quand même continuer à rendre de bons services à la population », estime le directeur général de l’établissement.
Le psychiatre André Gagnon exerce depuis plus de trente ans au CHPJ, a indiqué le directeur général. Il faisait partie de l’équipe du CHPJ qui a reçu en 1999 le Prix Persillier-Lachapelle, remis par le ministère de la Santé et des Services sociaux, dans la catégorie « personnalisation des soins et des services ».



Plaintes contre cinq psychiatres

Deux ans après la tuerie de Termonde, De Gelder n’est toujours pas jugé

Deux ans après l’assassinat de deux bébés et d’une quinquagénaire, le 23 janvier 2009, dans une crèche à Termonde, l’affaire De Gelder, du nom de l’assassin présumé, est toujours à l’instruction.

Le renvoi éventuel de Kim De Gelder en cour d’assises est en effet retardé par une nouvelle demande de la défense de devoirs d’instruction complémentaires. Selon les prévisions les plus optimistes, le dossier pourrait être examiné en cour d’assises à la fin de l’année, estime le parquet de Termonde.
Lors de cette agression dans la crèche Fabeltjesland à Sint-Gillis-Termonde, dix enfants et deux adultes ont également été blessés.
Au cours de l’enquête, Kim de Gelder a aussi reconnu l’assassinat, le 16 janvier 2009, d’une femme de 72 ans, Elza Van Raemdonck, à Vrasene.
La défense a déposé deux plaintes, avec constitution de partie civile, auprès du juge d’instruction. Ce qui retarde le renvoi du dossier en chambre des mises en accusation. La première plainte accuse les cinq experts psychiatres de faux en écriture à propos d’une date incorrecte dans un rapport intermédiaire. La deuxième plainte concerne une violation du secret professionnel par les psychiatres à la suite de fuites portant sur le contenu du rapport psychiatrique.
Dans ces dossiers annexes, le parquet requiert le non-lieu pour les psychiatres, mais la défense réclame des devoirs complémentaires.
Le parquet demande le rejet de cette demande. Si les requêtes sont rejetées par le juge d’instruction, le dossier pourra à nouveau passer en chambre du conseil.
Me Jaak Haentjens, l’avocat de Kim De Gelder, utilise tous les moyens de droit à sa disposition pour faire échapper son client à la cour d’assises et obtenir son internement.
Si le parquet est soucieux de respecter tous les droits de la défense et de ne pas commettre d’erreur de procédure, la stratégie de l’avocat de Kim De Gelder est dénoncée par les autres parties au dossier qui y voient des manœuvres dilatoires..
Le carrousel risque aussi de se poursuivre. Si le juge d’instruction rejette les dernières demandes de devoirs complémentaires réclamées par la défense, celle-ci fera sans doute appel devant la chambre des mises en accusation.



Psychiatre et malade imaginaire

Un médecin est puni pour avoir «gonflé» ses tarifs, tenté d’arnaquer une caisse maladie et frappé un patient

Le psychiatre est accusé d’avoir produit de fausses factures Des consultations à vil prix. Des séances de psychothérapie imaginaires à domicile, à la bibliothèque de l’Université ou au restaurant de la piscine des Vernets. Et une altercation avec un prétendu patient.
A en croire le jugement que vient de rendre le Tribunal de police, K. est dans de beaux draps. Le médecin est reconnu coupable d’escroquerie et de lésions corporelles simples. Un verdict assorti d’une peine de 7200 francs de jours-amendes avec sursis en raison de son absence d’antécédents. «Il est choquant qu’il ait agi en sa qualité de médecin, abusant ainsi de la confiance que ses patients devaient pouvoir attendre de lui en raison de sa profession, relève le tribunal. Il a agi par appât du gain, et à de multiples reprises sur une relativement longue période.» Le quinquagénaire, qui conteste «entièrement et avec véhémence» les infractions reprochées, a fait appel via son avocat, Me Michel Mitzicos Giogios.
«Aucun rapport médical»
Les faits remontent à 2004. Selon l’accusation, le praticien a proposé à un Genevois d’obtenir personnellement auprès de l’assurance un remboursement de frais médicaux visiblement gonflés par ses soins. L’homme, qui a travaillé cinq ans aux HUG, aurait ensuite envoyé à la caisse maladie des fausses factures sans pour autant parvenir à ses fins. Puis il en est venu aux mains avec l’assuré, en le frappant au visage et en lui
reprochant d’avoir «écrit sur lui sur Internet sur une affaire de fausses factures». Cette victime dit n’avoir jamais été soignée par K. comme ce dernier le soutient. Aucun rapport médical sur ce «patient» n’a a priori été retrouvé par les enquêteurs.
Malade imaginaire
Le jugement relève un autre forfait un an plus tard au détriment de patients de K. et du Centre médical de Carteret, dans lequel il travaillait. Il a ainsi facturé des prestations à une malade alors que ce recouvrement incombait au centre.
En outre, une de ses patientes, qu’il avait confiée à une collègue, a payé ses consultations le double du tarif normal. Pour la justice, K. a aussi facturé en 2004 et 2005 des soins spécialisés alors qu’il ne disposait pas de la formation adéquate. «En s’assimilant à un spécialiste, sans en détenir le titre», précise le tribunal. Et les juges de s’étonner d’une série de factures, émises par l’accusé, et concernant un patient… introuvable.
Interrogé sur l’identité de ce dernier, le médecin lui-même a admis ne pas connaître ce malade imaginaire.
Durant la procédure, K. n’a cessé de se plaindre de la partialité des juges. Il a d’ailleurs obtenu la récusation du président du tribunal initialement nommé. «Je m’étonne de l’absence de motivations suffisantes de ce jugement. Aucun préjudice n’a été établi à l’encontre des patients, du centre et de l’assurance, explique Me Mitzicos. D’ailleurs, le centre a été écarté comme partie civile.»

Actu Genève



VIOLENCE ET RACISME EN PSYCHIATRIE

 

 On bat une femme noire, la moleste et une fois que les infirmiers psychiatriques se font prendre, l’hôpital, « la main sur le cœur », jure que c’était une erreur !Une erreur, ah bon ! Mais s’ils n’avaient pas été pris la main dans le sac, l’affaire aurait été étouffée comme cela se fait habituellement ! Après tout « ce n’était qu’une Noire ! » n’est-ce pas ?

(Webmaster)

 Conduite par erreur en psychiatrie et Molestée

 Il y a quelques jours, Coumba Tall a cassé des verres dans son appartement. Un mélange de maladresse et de nervosité. « Ce geste de ma mère, comme ses cauchemars, montre qu’elle reste traumatisée par ce qu’ils lui ont fait. elle voit d’ailleurs un psychologue », explique Amadou, l’un des fils de cette femme de 52 ans, victime d’une douloureuse et stupéfiante méprise le 29 juin à Rouen (Seine-Maritime).

A la suite d’une erreur de saisie informatique, cette patiente, qui quittait le centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen, a été orientée à tort vers un établissement psychiatrique. Plus grave, les ambulanciers d’une petite société privée l’ont brutalisée au cours du transport alors qu’elle tentait d’expliquer qu’il s’agissait d’un malentendu.

Le 29 juin, cette femme de ménage, en arrêt maladie à cause d’une tendinite, éprouve brutalement des difficultés respiratoires. « Ma mère est arrivée aux urgences du CHU à midi, relate Amadou. Ils lui ont fait des examens, fixé un rendez-vous avec un pneumologue puis l’ont laissée sortir. Ma soeur est partie la chercher en voiture. » En arrivant, la fille ne trouve pas sa mère dans la salle d’attente des urgences. Elle restera sans nouvelles pendant près de deux heures, loin d’imaginer que sa mère a été conduite en psychiatrie. « Deux ambulanciers sont arrivés aux urgences et ont apostrophé ma mère en lui disant qu’ils la cherchaient partout depuis une demi-heure, relate Amadou. Très insistants, ils lui ont demandé de monter à l’arrière de l’ambulance, en expliquant qu’ils la ramenaient chez elle. » Coumba n’a aucune raison de se méfier. En chemin, elle s’aperçoit que le véhicule ne prend pas le bon trajet. La quinquagénaire proteste. « Ils lui ont dit Ta gueule, tais-toi, poursuit le fils. Ma mère a pris peur et s’est levée. Un ambulancier est passé à l’arrière et a plaqué maman au sol, un genou sur le cou, une contention totalement inappropriée et douloureuse. Elle en porte encore des traces. » Ce n’est qu’à l’arrivée à l’hôpital psychiatrique que tout le monde s’est rendu compte de la méprise.

« C’est inadmissible, nous avons porté plainte pour violences en réunion », insiste Amadou Tall, dont la mère a dû être hospitalisée après le traumatisme et consulte, depuis, un psychologue. S’il reconnaît une « erreur », le CHU tient à se démarquer du comportement brutal des ambulanciers.

« Il y a eu une faute grave, l’ambulancier a été mis à pied et est convoqué aujourd’hui pour un entretien préalable de licenciement », indique la directrice de la société d’ambulance, effondrée par un tel dérapage. « Ce n’est pas ma conception de notre métier », soupire-t-elle, préoccupée aussi par les menaces qu’elle reçoit depuis la révélation de cette histoire.