La psychiatrie aujourd’hui
Actuellement voici où en est la psychiatrie. Avec Sarkozy peut-être que les choses vont changer et qu’enfin les psychiatres seront obligés de démontrer la valeur, ou la non-valeur de leurs « soins » par des organismes indépendants. Peut-être que notre Président de la République va forcer Madame la Ministre de la santé à mettre un peu d’éthique (selon l’étymologie du mot) dans les soins mentaux en France. (Webmaster)
ASSOCIATION FRANÇAISE CONTRE L’ABUS PSYCHIATRIQUE
OBJECTIFS DU GOUVERNEMENT !
Accélérer le contrôle psychiatrique d’une population de malades mentaux estimée à au moins 10 millions de personnes!
supprimer les protections existantes contre l’internement abusif pour développer les contraintes de soins à domicile et dans les institutions (maisons de retraites etc ..) notamment des alcooliques et des toxicomanes;
Créer des asiles gérés par des groupes privés;
Le rapport Cléry Melin a posé les intentions de l’état RPR en matière de psychiatrie (vue comme solution pour réduire la délinquance et renforcer la sécurité):
- faire des psychiatres les seuls dépositaires de la connaissance du psychisme : mettre les psychologues sous leur tutelle, leur permette d’exercer la psychanalyse du seul fait de leur titre de psychiatre, et l’interdire aux non psychiatres ne figurant pas sur une liste d’associations agrées par décret de l’État;
- créer les shérifs psychiatriques régnant sur des territoires qui leurs sont attribués;
- inciter tous les personnels de l’État (enseignant, travailleurs sociaux) à reconnaître et dénoncer ceux présentant les comportements non désirables définis par l’état comme d’origine psychiatrique;
- contrôler les journalistes dans leurs informations sur la psychiatrie (car dénoncer des abus et surtout le système qui les permet ne donne pas une bonne image de la psychiatrie).En matière de droit des personnes internées, le rapport recommande principalement : Suite.
La TEC consiste à faire passer un courant électrique dans le cerveau, courant d’une intensité de 70 à 400 volts avec un ampérage pouvant aller de 200 milliampères à 1,6 ampères (1600 milliampères). Le choc électrique est administré durant une période de temps pouvant aller d’une fraction de seconde jusqu’à plusieurs secondes. Les électrodes sont placées de chaque côté de la tête sur les tempes, ou parfois sur l’avant et l’arrière d’un côté de la tête, permettant à l’électricité de traverser uniquement le côté gauche ou le côté droit du cerveau (appelé TEC « unilatéral »). Quelques psychiatres prétendent à tort que la TEC ne permet qu’à une très petite quantité d’électricité de traverser le cerveau. En fait, les 70 à 400 volts et les 200 à 1600 milliampères utilisés dans la TEC sont très puissants. La puissance électrique appliquée au cours d’une TEC est en réalité aussi forte que celle présente dans les prises murales de votre domicile. Elle pourrait détruire le « patient » si le courant n’était pas limité à la tête. Le courant électrique d’une TEC est si puissant qu’il peut bruler la peau de la tête, à l’endroit où les électrodes sont placées. Pour cette raison, les psychiatres emploient un gel d’électrode, également appelée gel conducteur, pour empêcher les br–lures de la peau causées par l’électricité. L’électricité circulant dans le cerveau a été la cause d’attaques convulsives si sévères que les soi-disant patients recevant cette soi-disant thérapie se sont brisés les os au cours des attaques. Pour que cela n’arrive pas, une drogue paralysant les muscles est administrée juste avant le soi-disant traitement. Naturellement, le pire des aspects d’une TEC sont les dommages causés au cerveau et non les os cassés.
Pour lire la suite http://www.mensongepsy.com/doc/tec.pdf
Voilà comment la psychiatrie soigne.
SUD Santé-Sociaux
Paris, le 4 février 2005.
Communiqué de presse
1945 / 2005 : 60ème anniversaire de « l’extermination douce »
A la fin de la seconde guerre mondiale, 40000 malades mentaux en France étaient morts dans les hôpitaux psychiatriques, de faim, de privations, de restrictions, de maltraitance.
S’il ne s’agissait pas toujours d’une extermination programmée, ces « sous hommes », ces « improductifs » ne méritaient pas que l’on investisse sur leur avenir alors que la société entière était soumise aux restrictions.
Souvenons-nous, et n’acceptons plus qu’une population particulièrement fragile soit de nouveau oubliée derrière les hauts murs de l’hôpital.
«C’est moins le bruit des bottes qu’il nous faut craindre aujourd’hui que le silence des pantoufles».
Aujourd’hui, certains hôpitaux psychiatriques sont accrédités. La démarche qualité y est appliquée.
L’hôpital Esquirol dans le Val de Marne est de ceux là.
Les patients pris en charge dans une chambre d’isolement (nommées « chambres de soins intensifs » depuis la démarche qualité) sont contraints d’uriner et “déféquer” à terre sur des alèses ou des draps, les commandes de seaux hygiéniques n’étant pas honorées par le Directeur des services économiques.
L’ensemble des patients pâtit du manque de personnels qui ne peuvent plus assurer les soins.
Dans cet hôpital accrédité, les matelas ne peuvent être changés lorsqu’ils sont imbibés d’urine ou de sang faute de moyens alloués par le responsable des services économiques.
Dans cet hôpital, les repas arrivent tièdes dans certains services faute de bain marie en état de marche et les chariots destinés à transporter les repas sont tellement défectueux, qu’ils ont déjà provoqué trois accidents de travail, en attendant de provoquer des intoxications.
Dans cet hôpital, où il existe un service qualité auquel on ne pensait pas en 1945, des patients sont hospitalisés « sans lits ».
Ils errent la journée entière transportant leur baluchon avant d’être transportés dans un autre service pour la nuit.
Dans cet hôpital, la température de certains locaux d’hospitalisation peut descendre jusqu’à 11°.
Dans cet hôpital, les commandes de produits de première nécessité restent sans réponse.
Dans cet hôpital accrédité et où la démarche qualité sévit depuis plusieurs années, les personnels n’acceptent plus cette incurie et les conditions d’hospitalisation, de soins et de travail.
Il existe des coupables, Direction et responsables des services économiques qui refusent un seau hygiénique, un radiateur, un repas chaud …
Dans cet hôpital il existe des coupables, administrateurs au Conseil d’Administration, médecins, etc… coupables de se taire alors qu’ils savent.
Dans cet hôpital les personnels refusent de participer plus longtemps à cette maltraitance, les personnels refusent d’être eux-mêmes maltraités.
Ils se mobilisent, revendiquent, et ont décidé de commémorer l’extermination des 40000 malades mentaux entre 1939 et 1945 en affirmant :
PLUS JAMAIS ÇA.


