Psychiatrie en Belgique

Quand la psychiatrie une fois de plus fait n’importe quoi (webmaster)

Dimanche 17 février 2008

Un docu choc en milieu psychiatrique

Reporters, RTL-TVi, 19 h 45. L’enfer des handicapés mentaux laissés-pour-compte
BRUXELLES Âmes sensibles, s’abstenir, ce soir, à la diffusion du Reporters de RTLTVi.

En Belgique, de nombreux handicapés mentaux ne bénéficient plus de traitements adaptés.

Ainsi, pour parfois désengorger les structures médicales officielles, ils trouvent refuge dans des maisons privées, des sortes d’asiles pirates. C’est leur seule issue.
Claudine est directrice d’une de ces maisons d’accueil, Les Lauriers. Elle n’a pas de formation médicale, elle a appris sur le tas. Elle héberge ainsi dans deux de ces homes particuliers 90 malades mentaux. Des psychopathes, des schizophrènes, des
pédophiles,… Des malades qui nécessitent des soins particuliers, comme ceux souffrant de la maladie d’Huttington, ne pouvant plus mouvoir ni bras ni jambes. Comme les autres, ils sont soignés par des neuroleptiques. Le psychiatre, ils ne le voient qu’une fois par mois. Le personnel d’encadrement de cette maison d’hébergement multiplie les tâches. À vingt, ils jouent les rôles d’infirmiers, de cuistots, de nettoyeurs,… Pleins de bonne volonté, mais pas forcément qualifiés. “On met la main à tout.” Et parfois, ils sont dépassés. “Quand il y en a un qui s’énerve vraiment (durant le reportage de RTL, un
patient nerveux en profitera pour déclencher l’alarme incendie, NdlR), les autres suivent.”

On ne peut pas reprocher au personnel (ou à la directrice) de s’occuper sommairement de ces cas psychotiques. Ils ont peu de moyens, ne sont financés que par les patients eux-mêmes à raison de 25 euros par jour. Le problème est ailleurs, en amont : dans ces instituts spécialisés (et reconnus) qui demandent à ces asiles pirates de récupérer certains malades. Malgré des infrastructures mises en place (et le financement public dont ils disposent), certains hôpitaux psychiatriques, au bout d’une période plus ou moins longue, ne semblent plus accorder de l’intérêt aux cas quasi incurables. Les fous ? Ils les envoient alors ailleurs. Alors, ces malades débarquent dans ces maisons privées, où ils ne côtoient que d’autres, plus fous qu’eux. Mais ils n’y sont pas enfermés.

“Ils sont libres. Ils peuvent sortir s’ils le souhaitent.” Mais, abandonnés à leur triste sort,
ils ne demandent jamais à quitter ce lieu.

Suite…