La Ritaline, ce poison qui nous tue.

Pas d’amphés pour les enfants

L’Express du 17/01/2005

Santé

par Gilbert Charles

Aux Etats-Unis, la prescription de psychotropes à des millions d’écoliers en difficulté est désormais remise en question

Près de 8 millions d’écoliers, de collégiens et de lycéens de 3 à 20 ans prennent aujourd’hui des antidépresseurs ou des calmants, notamment de la Ritaline, une molécule à base d’amphétamines dont la consommation a explosé depuis dix ans outre-Atlantique, alors qu’en France elle n’est administrée que dans le cadre hospitalier. Aux Etats-Unis, les psychiatres, les laboratoires pharmaceutiques et les enseignants n’ont cessé de promouvoir ce médicament aux nombreux effets secondaires (troubles de l’appétit et du sommeil, notamment), mais qui a l’avantage d’avoir un effet pacifiant sur les enfants hyperactifs, dont il améliore la concentration.

Pour assurer le calme dans leur classe, beaucoup de professeurs ont pris l’habitude d’inciter les parents à consulter un psychologue ou un généraliste au moindre écart de conduite de leur rejeton. Cette démarche, qui débouche la plupart du temps sur une prescription de Ritaline, est devenue obligatoire, car elle conditionne le paiement des aides accordées par l’Etat aux élèves en difficulté. Alertée par la multiplication des suicides chez les jeunes traités par des psychotropes, la Food and Drug Administration (l’agence américaine du médicament) vient d’ordonner aux laboratoires pharmaceutiques de mentionner sur leurs emballages des avertissements sur les risques de leurs médicaments.
De nombreuses associations de parents et des professionnels de santé protestent de plus en plus bruyamment contre cette médicalisation des problèmes scolaires. Appuyés par le puissant lobby de l’Eglise de scientologie, qui rejette systématiquement le recours à la psychiatrie, et par les organisations noires, les enfants blacks étant les premiers touchés par le phénomène, les opposants ont fini par obtenir gain de cause. Mais les partisans de la médicalisation scolaire n’ont pas pour autant désarmé: la commission sur la santé mentale vient de rendre au président un rapport dans lequel elle recommande la mise en place d’un gigantesque programme de diagnostic psychologique de tous les enfants américains d’âge scolaire, de la maternelle au lycée.

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TEMOIGNAGE D’UN ANCIEN HYPERACTIF

Pourquoi je veux vous parler de la Ritaline ? eh bien pour la bonne raison que je fus dans ma jeunesse un enfant hyperactif, un de ces enfants dont j’entends sans cesse dire dans les forums qu’ils ne tiennent pas en place, qu’ils mordent, n’ont pas d’amis et rendent leurs parents à moitié fou.

Il est vrai que cela est difficile pour eux car notre société a tout fait pour éloigner ses membres (nos enfants et nous) d’une solution non médicamenteuse mais je peux vous assurer que ce n’est pas en bourrant nos enfants de toutes sortes de drogues que nous les rendrons heureux.

J’ai 56 ans et à partir de 3 ans mes parents m’ont emmené chez le psychiatre pour mon comportement agressif, mes crises de larmes, pour le fait qu’à l’école je ne faisais rien. Je n’avais pas d’amis et les sorties de classe se faisaient en courant, les autres enfants voulant me casser la figure. J’étais apparemment insupportable.

A huit ans j’ai voulu tuer ma sœur d’un coup de marteau car j’avais l’impression qu’elle n’arrêtait pas de se fiche de moi.

Mes parents ne comprenaient pas ce qui se passait en moi, de la tendresse dont j’avais besoin et je me faisais plus houspiller que câliner.

J ’ai eu donc droit aux psychiatres, aux médicaments de l’époque pour “aller mieux”. Le résultat fut qu’en effet comme je l’ai dit plus haut à huit ans j’ai voulu tuer ma sœur, plus tard à 17 ans (vive 68) j’ai trouvé le courage de partir de chez moi et là encore les psychiatres m’ont rattrapé car je me droguais.

Trois ans en hôpital psychiatrique pour me”désintoxiquer” en 25 cures, camisole réelle plus camisole chimique n’ont pas réussi à me calmer si ce n’est que de courts instants en m’abrutissant.

Un des seuls moments où petit j’allais mieux c’est quand on m’a envoyé en sanatorium en montagne, là coupé de ma vie habituelle je me sentais plus calme.

Je vais arrêter là la liste des choses qui me sont arrivé dans ma vie pour vous dire que maintenant je vais bien (comme tout être humain) et que je le dois à des gens qui ont su me comprendre et qui savaient ce qu’était la vie et non à des psychiatres qui ne font que se remplir les poches en accord avec les sociétés qui fabriquent des médicaments comme la ritaline.

Ciba-Geigy, filiale de Novartis a multiplié ses ventes de ritaline par mille ces dernières années et avec l’aide des psychiatres, psychologues ils inventent de nouvelles maladies (trop de déterminisme, d’activités, de croyances sont des maladies paraît-il. Nos hommes politiques doivent alors être très malades !)

Alors à qui profite le crime ?

Prochainement sur mon site en construction je mettrai gratuitement mon livre témoignage « je suis vivant ou la drogue pas question » pour que chacun puisse se faire une opinion.

Je ne cherche pas à accuser les parents (et encore moins les miens) de mal faire mais malheureusement ils se trouvent dépassés et les psychiatres sont très forts pour vendre leurs produits.

Ceci n’est pas un écrit de quelqu’un qui pense dans le vide mais d’un vécu, toute la différence est là.

THEPENIER jean-sylvestre

 

Informations sur la Ritaline en Suisse

LE MOMENT EST ARRIVE DE SE PREOCCUPER DE NOS ENFANTS TRAITES A LA RITALINE.

SAVIEZ-VOUS QUE LA RITALINE EST PLUS FORTE QUE LA COCAÏNE ?

• MÉDICAMENTS. Une étude montre que le nombre de patients, surtout des enfants, a presque quintuplé en quatre ans dans le canton de Neuchâtel.

• Article publié par le Courrier

Substance dangereuse, la ritaline Par Corinne Leboissard

• Le régime peut éviter d’avoir recours à la Ritaline Par Jame E.Brody

• Informations sur la Ritaline publiée dans le CompendiumLa Ritaline, médicament utilisé pour traiter les troubles de l’attention et l’hyperactivité, est prescrite de plus en plus souvent en Suisse.

Une étude réalisée dans le canton de Neuchâtel à la demande de la Confédération montre que la quantité totale prescrite dans ce canton a pratiquement été multipliée par sept entre 1996 et 2000. La très grande majorité des patients sont des enfants de 5 à 14 ans.

Le méthylphénidate (Ritaline), stimulant du système nerveux central pharmacologiquement proche des amphétamines, est surtout utilisé pour traiter des troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité (THADA) chez les enfants.Aux Etats-Unis, où ce médicament est le plus largement administré, un éventuel risque de surdiagnostic de troubles de l’attention associé à une prescription exagérée de médicaments a suscité certaines inquiétudes.

Afin d’en savoir davantage sur la situation en Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a chargé le pharmacien cantonal neuchâtelois d’analyser toutes les prescriptions de méthylphénidate destinées à des patients de ce canton entre 1996 et 2000. Cette étude, publiée dans le dernier bulletin de l’OFSP, montre que l’utilisation de la Ritaline a fortement augmenté ces dernières années. La quantité annuelle totale y est passée de 224 grammes à 1,769 kilo entre 1996 et 2000, soit une progression de 690%. Quant au nombre de patients pour lesquels ce médicament a été prescrit au moins une fois, il est passé de 76 à 433, ce qui représente une augmentation de 470%.

PLUS DE GARÇONS :

 La grande majorité des prescriptions est destinée à des enfants de cinq à 14 ans. En 1996 et 1997, près de 60% de la population traitée se situait dans cette classe d’âge et le taux s’est élevé à 80% de 1998 à 2000. A cette date, les garçons (81% de l’ensemble des enfants traités) étaient toujours beaucoup plus nombreux à recevoir le médicament que les filles (19%), même si la proportion des ces dernières a augmenté ces dernières années. Les doses administrées ne sont en général pas très élevées. En moyenne annuelle, plus de la moitié des patients a pris moins de dix milli-grammes par jour (un comprimé). Toutefois, on constate là aussi une augmentation. Ainsi, la proportion des patients ayant reçu un à deux comprimés par jour est passée de 20% en 1996 à 31,2% en 2000. Dans la population des cinq à quatorze ans, le taux a passé de 27,5 à 32,6%.

PAS NÉCESSAIRE POUR TOUS :

La prévalence du THADA généralement admise par les scientifiques est de 5 à 10% des enfants. Avec 2,87% de garçons et 0,7% de filles, le nombre d’enfants traités avec de la Ritaline dans le canton de Neuchâtel est inférieur. Toutefois, il y a peut-être lieu de se préoccuper de ces chiffres car ils sont encore en progression, relève l’OFSP en précisant que la tendance générale est analogue dans la plupart des autres cantons que Neuchâtel. C’est d’autant plus le cas que tous les enfants présentant un trouble de ce type n’ont pas besoin d’un traitement médicamenteux avec des stimulants. 20 à 30% n’y répondent d’ailleurs pas.

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AP Le Courrier

Substance dangereuse : la ritaline

Alertée par l’augmentation de prescription de la Ritaline, j’ai récemment fait part de mon inquiétude aux députés neuchâtelois sur l’augmentation alarmante de la prescription de la Ritaline dans ce canton. J’ai pu voir, à la lecture de la presse, que certains parlementaires avaient réagi, eux aussi inquiets. Je constate de plus en plus dans le cadre de ma profession (je suis enseignante) que parents et enseignants ne sont que rarement informés des effets secondaires notoires de la Ritaline. De plus, on ne leur révèle pas on plue que l’Association américaine de psychiatrie a inventé, en 1980, le désordre de déficit d’attention puis le syndrome d’hyperactivité sur des critères de comportement subjectifs.Il est dès lors inadmissible que la Ritaline, classée comme stupéfiant dans le Compendium suisse des médicaments et considérée plus puissante que la cocaïne (source : le Journal de l’association américaine de médecine), soit administrée de façon si généralisée à des enfants sur la base d’une ” maladie ” inexistante.Les troubles de comportement et d’apprentissage peuvent avoir d’autres origines comme les allergies, carences alimentaire, mauvaise nutrition, problèmes d’éducation, etc. C’est donc un leurre de promouvoir ce type de substances dangereuses comme unique solution et qui plus est, se prescrit sur la base d’une maladie qui n’en est pas une. Ceci profite-il donc à certains?

Corinne Leboissard, 22 avril 2002, Le Courrier, rubriques courrier des lecteurs, Genève

Camisole chimique et ritaline : inquiétant rapport de l’INSERM

Publié samedi 28 janvier 2006

La camisole chimique est plus souvent utilisée qu’on ne le croit en “prévention”, notamment pour les enfants hyperactifs mais aussi pour les “délinquants potentiels”(sic). Nous avons interrogé deux médecins lyonnais au sujet du dernier rapport de l’INSERM sur « le trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent » : effarant !

Docteur Vincent, que pensez-vous du dernier rapport de l’INSERM [1] ?Je suis effaré par ce rapport qui transforme les délinquants potentiels en malades réels puisqu’on va leur donner leur bonbon-ritaline. Pourtant TF1, en interrogeant la rapporteuse du rapport, n’en a montré que le côté positif…

Oui, mais cela s’inscrit plus largement dans la préparation actuelle et médiatique envers les Français pour faire de la camisole chimique une prévention. Il y a au moins un sujet tous les 10 jours à la télé et dans les grands médias. France 2 a comparé le système français avec le systéme canadien qui fait prendre des pilules à des enfants de 6 ans potentiellement délinquants (sic). Fr3 s’est demandé si cela ne favorise pas les industries chimico-pharmaceutiques mais en parlant quand même d’une solution. “Cerveau et psycho”, journal bimestriel d’habitude sérieux, a un article ce mois-ci sur la prévention de la délinquance : leur solution, des psy pour les enfants avant 3 ans ! Et vous, Docteur François, que pensez-vous de ce rapport ? Le rapport de l’INSERM sur « le trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent » recommande un dépistage dès l’âge de trente-six mois du syndrôme d’hyperactivité ! Et les laboratoires poussent justement à la consommation (en ce qui concerne la ritaline, c’est Ciba-Geigi, filiale de Novartis) et cherchent à envahir l’Europe quand la FDA [2] et Bush en personne viennent de restreindre la liberté de prescrire ce médicament au vu des dégâts provoqués. Et dans ce rapport il n’y a rien sur la montée de l’angoisse chez les enfants dans la “société libérale avancée”… Docteur Vincent ? De plus la ritaline, “amphétamine-like”, avec ses effets secondaires (insomnie, dépendance, dépression…) incite à prendre de nouveaux traitements tels les somnifères. Très bon pour les laboratoires pharmaceutiques qui n’ont même plus besoin de promouvoir ces drogues légales et qui leur permet des économies de pub. Un enfant n’aura plus de droit de manifester d’opposition à ses parents, car à la moindre velléité de rébellion on va dire qu’il souffre de “trouble oppositionnel avec provocation” ( TOP). Ce Top se rajoute au “trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité”, pour lequel la ritaline est déjà prescrite, dans la classification américaine du DSM IV [3] des troubles psychologiques, classification où le moindre mouvement d’humeur peut être catalogué comme pathologique. Une conclusion, docteur François ? Il n’existe pas de médicament sans effets secondaires possibles, ou alors ce n’est plus un médicament. Mais c’est vrai qu’il y a de quoi être inquiet au vu des dégâts aux USA et au Canada qui consomment 90% de la ritaline. 8 millions de gosses et d’ados des USA sont sous psychotropes ! La France est déjà, et de loin, le pays le plus consommateur de psychotropes pour les adultes. Veut-on aussi “shooter” nos gosses ? Sur ce thème, on peut lire la publication canadienne sur le “Développement de l’agressivité physique depuis la jeune enfance jusqu’à l’âge adulte, R. Tremblay [1] INSERM, expertise collective : Troubles des conduites chez l’enfant et l’adolescent. Rapport téléchargeable au format pdf ici.[2] FDA : Food and Drug Administration, l’équivalent étatsunien de notre ministère de la santé.

[3] DSM : Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders = Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

La RITALINE pire que la cocaïne. Découvrez les autres articles de la catégorie: Hyperactivité Hyperactif Ritaline
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

3 avril 2006

Parution le 6 mars

Toutes librairies, www.decitre.fr – www.fnac.com – www.priceminister.com – et autres. Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ? Enquête sur la médicalisation des problèmes de l’enfance de PIERRE VICAN Journaliste, écrivain Éditions Anagramme, 192 pages, 17,90 €

LE PROJET NATIONAL DE DÉPISTAGE SYSTÉMATIQUE DES « TROUBLES COMPORTEMENTAUX » DES JEUNES ENFANTS – DÈS LA MATERNELLE – ET DE LEUR TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX POUR RÉSOUDRE LE PROBLÈME SOCIAL DE LA DÉLINQUANCE, SOULÈVE LES PLUS VIVES INQUIÉTUDES EN FRANCE QUANT AU RESPECT DES DROITS DE L’HOMME.

Spécialiste des problèmes de santé et de bien-être, le journaliste indépendant Pierre Vican s’interroge sur la validité des notions psychiatriques appliquées aux enfants telles que le « TOP » – trouble oppositionnel avec provocation – (sic) ou l’« hyperactivité ». Il aborde avec clarté et précision les aspects éthiques relatifs au risque de manipulation comportementale et psychique des enfants par des psychostimulants qui sont des amphétamines. Il révèle que la composition de la Ritaline et du Concerta destinés à traiter le TDAH – trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité – est similaire à la cocaïne. Il dévoile les conséquences à long terme de cette chimiothérapie censée « rééquilibrer » le cerveau des élèves en difficulté scolaire ou dont le comportement est jugé « anormal ». Il s’inquiète de l’étonnante parenté entre l’actuel projet de prévention généralisée des déviances mentales dans les écoles et l’ancienne ambition eugéniste* d’avant-guerre. Soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories anglo-saxonnes de la psychiatrie neurobiologique, les enfants seront diagnostiqués – sans véritable examen médical – et selon des critères subjectifs largement remis en cause par la communauté scientifique internationale. La personnalité « pathologique » qui sera décelée conduira, à partir de six ans – et moins – à l’administration de psychotropes dont les effets délétères physiques et mentaux ne peuvent être ignorés. En outre, les enfants dont la personnalité sera considérée « non orthodoxe » risquent d’être fichés pour le reste de leur vie comme individus potentiellement asociaux ou criminels, dans un « carnet de comportement » annexé à leur dossier médical, un casier judiciaire avant la lettre. De quoi s’inspire cette politique d’hygiène mentale que des milliers d’observateurs dénoncent dans une pétition nationale comme une volonté normalisatrice de la population infantile ? De références standardisées publiées dans le DSM – Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – la « bible » de l’Association américaine de psychiatrie. Les fiches diagnostiques qui s’y trouvent décrivent des centaines de pathologies psychiques dont les bases ne reposent sur aucune preuve médicale mais dont l’existence… est votée à main levée lors de réunions professionnelles dites de « consensus » ! Pour ce courant de la psychiatrie « neuro-biologique », la valeur d’un enfant et son rôle futur dans la société sont déterminés par des processus biochimiques ayant pour siège le cerveau. Cette branche de la psychiatrie n’a jamais fourni la preuve scientifique des théories qu’elle avance ni des « pathologies » mentales qu’elle définit. Malgré cela et la multitude de ses contradictions internes, elle inspire les choix politiques des gouvernants en matière de santé publique et recommande chaudement la prescription de psychotropes dont les terribles effets sont reconnus depuis longtemps par le corps médical. Pourquoi les difficultés d’apprentissage, de lecture et d’étude, qui ont toujours existé, sont-elles désormais classées dans la rubrique des troubles mentaux ? N’y a-t-il pas une dérive à l’américaine dans cette volonté de médicaliser dès l’âge de trois ans les comportements des enfants dont la majorité se révèle somme toute parfaitement normale ? De mauvais diagnostics font courir des risques inconsidérés aux enfants La lecture des critères du diagnostic du TDAH révèle combien les références psychiatriques utilisées pour traiter les jeunes élèves sont nébuleuses et subjectives. Voici trois exemples concernant les enfants, tirés du DSM : « (b) a souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux » ; « (c) a souvent l’air de ne pas écouter ce qu’on lui dit » ; « (f) parle souvent trop »… Quelle mère de famille ne reconnaîtrait pas chacun de ses enfants dans cette liste ? Ces critères simplistes auxquels s’ajoutent d’autres considérations aussi peu scientifiques, suffisent à étiqueter un enfant, sans autre examen, comme « hyperactif » et à le soumettre à la spirale infernale des cures de drogues que sont la Ritaline et les antidépresseurs. Psychostimulants et antidépresseurs prescrits aux enfants : mêmes effets qu’une drogue dure On découvre dans le livre fort bien documenté de Pierre Vican que les remèdes préconisés font l’objet de controverses virulentes dans les cercles scientifiques. On recommande chaleureusement des molécules considérées par de nombreux spécialistes comme extrêmement dangereuses. Leurs effets secondaires peuvent aller jusqu’à entraîner des phénomènes d’accoutumance et provoquer des lésions graves, notamment des accidents cardiaques, ainsi qu’aboutir à des automutilations, des décès, des tentatives de suicide et des passages à l’acte suicidaire. Ces risques sont passés sous silence, et l’on va de la simple interrogation à la perplexité, pour conclure avec l’auteur à une franche inquiétude sur le système dans lequel sont plongés les parents en recherche d’une solution pour leur enfant. Les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme Le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies s’est penché en octobre 2005 sur l’abus des diagnostics des enfants et de l’administration à leur égard de drogues puissantes destinées à traiter le TDAH. Dans ses conclusions finales, on peut lire : « Le Comité est également préoccupé par les informations indiquant que le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est mal diagnostiqué et qu’en conséquence on prescrit trop souvent pour le traiter des psychostimulants dont les effets délétères sont pourtant de mieux en mieux connus. […] » Des enfants morts sous Ritaline Le pédiatre Fred Baughman, membre de l’Académie américaine de neurologie, un des plus grands experts internationaux des troubles psychiques infanto-juvéniles, a témoigné en novembre 2001 à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Son rapport intitulé Procès du diagnostic et du traitement du TDAH et des troubles associés et de leurs traitements par des stimulants, est particulièrement poignant : « Les enfants dont je vais vous parler ne sont plus hyperactifs ou ne sont plus inattentifs, ils sont morts […] » annonce-t-il. Morts de quoi ? Du traitement par la Ritaline que leurs parents étaient contraints, par les services sanitaires des écoles, de faire suivre à leurs enfants, sous prétexte qu’ils étaient « hyperactifs ». Exemples de questions soulevées dans ce livre : • Les causes de l’hyperactivité sont-elles connues ou toujours ignorées des spécialistes de la psychiatrie infantile ? • Sait-on que l’emploi de la Ritaline et des autres psychostimulants sur les élèves en difficulté n’améliore pas réellement les performances scolaires, contrairement aux affirmations des psychiatres qui les prescrivent ? • Le méthylphénidate, molécule de la Ritaline, figure dans la liste officielle des substances prohibées du Code mondial antidopage. Le Modiodal, autre substance en cours d’étude et susceptible d’être utilisée chez les enfants, est l’excitant employé par des soldats de la Légion étrangère. • Existe-t-il un rapport entre les violences et les tueries inexpliquées dans certaines écoles et la prescription de psychotropes aux élèves ? • Quelles sont les origines des troubles psychiques infantiles couramment négligées par la pédopsychiatrie ? • Quels remèdes naturels pour éviter les drogues psychiatriques ? [*eugéniste, eugénisme : eu- (élément grec : « bien ») + genos : « gêne, race »].

Pierre Vican pvican@wanadoo.f