Une éducation qui échoue, est-ce possible ?
Une éducation où la majorité échoue, est-ce possible ?
Un Neuropsychiatre belge, Ovide Decroly (encore un psychiatre) invente une méthode pour ne pas apprendre.
Aujourd’hui, plus personne ne se réclame des méthodes globales. Tout le monde, y compris l’AFL (L’Association Française pour la Lecture), est d’accord pour dire que le décodage est un passage obligé dans l’apprentissage de la lecture.Un constat : la méthode idéale n’existe pas. Mais il existe des points de passage obligés. Les chercheurs s’accordent pour dire qu’on ne peut faire l’économie du code phonologique. Il faut passer par l’apprentissage de la correspondance phonèmes/graphèmes. Se demander s’il vaut mieux épeler les lettres ou partir du sens des mots n’a aucun sens. Si on ne comprend pas, à quoi bon déchiffrer, mais on ne peut faire l’impasse sur le déchiffrage. Les recommandations insistent sur l’importance de mener en parallèle un travail sur l’écrit et l’oral.
Le Monde de l’Education janvier 2004.
Quatre raisons principales entraînent individuellement l’invalidation des supports de lecture à point de départ global. C’est celles qui suivent.
1. Les méthodes de type global se sont conçues et développées au mépris de la nature et du fonctionnement des langues humaines en l’occurrence la langue française.
2. Elles continuent d’ignorer superbement la linguistique, pourtant science qui étudie les langues humaines et dans le cadre de laquelle se doit d’être envisagée logiquement tout ce qui se rapporte à la langue tel que le contenu méthodologique de la lecture.
3. Des présupposés théoriques erronés sont une condition suffisante de la réfutation des méthodes de type global.
4. Des résultats problématiques unanimement condamnés constituent une profonde récusation des méthodes à point de départ global.
Il y a un scandale des méthodes d’apprentissage de la lecture, qui réside dans ce fait ahurissant : en dépit des défauts rédhibitoires patents, les méthodes de lecture à caractère global continuent d’être enseignées dans les établissements scolaires comme si de rien n’était, comme s’il s’agissait d’une fatalité contre laquelle on devait se résoudre avec résignation.
En somme, ni les fondements doctrinaires ni les résultats pratiques ne justifient leur usage en tant qu’outils pédagogiques. Dans ces conditions, elles doivent être complètement abandonnées comme le Ministre de l’Éducation nationale en a donné l’exemple dans Les nouveaux programmes de 2002 en recommandant une approche différente mieux étayée au plan logique et scientifique.
Qu’en pensez-vous ?
